~Chapitre 2 des "Kaizoku Chronicles" : Flash Back 1 - Mensonge Meurtrier~

~Chapitre 2 des "Kaizoku Chronicles" : Flash Back 1 - Mensonge Meurtrier~

1503, Bretagne

-Quoi ? Tu oses ?
-Chuut, moins fort ! Pense à la petite enfin !
Ludivine entrevrit les yeux. Que faisait Papa et Maman si tard à parler si fort ? Elle se leva, ses pieds froids glissant sur le carrelage de la chambre. Elle regretta immédiatement la chaleur douilllette de la couette. Mais elle prit courage et partit dans le couloir noir. Du haut de ses 5 ans, elle eut peur d'éventuels fantômes. Les ombres de la lune sur les murs lui faisaient penser à un de ces anciens cauchemars. Ludivine eut soudain hâte d'arriver à la pièce éclairée. Elle s'arréta -enfin- devant la porte entrebaillée de la cuisine et écouta attentivement sa mère s'indigner auprès de son père :
-Comment cela « Tu pars ? » Tu nous abandonnes ? Moi et Ludi ?
-Je ne vous abandonne pas. Je pars pour mon ...travail ...
-Travail ? Travail ?! Mon cul, tu repars sur Grand Line pour jouer à l'empereur pirate et te bourrer la gueule de rhum bon marché !
-Tia-ty, enfin !
-Je ne veux plus entendre parler de toi ! Ne reviens jamais !
Ludivine entrouvit encore un peu plus la porte pour voir son père froncer les sourcils :
-Si tu veux pas me voir, c'est un fait ! Mais tu ne m'empécheras pas de voir ma fille !
On entendit la femme suffoquer et reprendre, hargneuse :
-Ta fille ? Ludivine ?Pfuu...Tu crois qu'une gamine comme ça tient de toi ?Elle est trop bien pour être la fille d'un ivrogne comme toi ! Tiens, je voulais garder ça secret, mais puique tu pars lâchement , j'en profite ! Ludivine n'est pas ta fille ! Je l'ai eu avec un amant, ou plutôt avec l'homme que j'aime, qui l'a reconnait comme sa descendante dans la partie du monde qu'il habite!
Mick Fowl grommela quelque chose, puis on entendit un grand bruit. Ludivine se précipita dans la cuisine : il venait de frapper sa mère.
-Arrête !!
Mick la regarda avec dégout et tristesse. Puis la tristesse disparut, et une rage la remplaca.
-Dire que je t'ai aimé comme ma fille. Alors que tu es la projeniture d'un... batard !
-Pa...
Elle ne put éviter une gifle :
-Ne m'apelle plus comme ça ! Je t'aimais, Ludivine, je ne veux plus entendre parler de vous ! Petite salope de...Raaah !
Il attrapa un sac, et sortit par la porte en la claquant fort. Un courant d'air glacé passa dans la maison.
-Quel enculé ! Batard ! Batard ! Mick, je te hais !!!hurlait seule la mère de Ludivine, pleurant et frottant sa joue endolorie.
Tia-Ty sentit son sang bouilloner dans son corps. Elle sortit de la maison en courant, passant sa main avec tendresse dans les cheveux de sa fille. Ludivine regardait la scène sans comprendre. Elle se jeta à la poursuite de sa mère, courant aussi vite que ses petites jambes lui permettaient. Quand elle arriva sur la plage, à une demi heure de course de sa petite maison au fond de la fôret, elle vit un navire s'éloigner, et un corps sans âme près de l'eau.
-Maman !
Elle se jeta sur elle, retournant le frêle corps de la femme blonde aux yeux bleus translucides.
-Maman ! Réponds ! Réponds ! M'man !!!!
-Ludivine...
-Oui, je suis là !
-Ramène moi chez nous ! On va lui montrer ! On a pas besoin de lui. Il faudrait que j'arrive à recontacter ton vrai père. Ca devrait pas être très dur, il est si connu. Je vais te dire son nom...
Ludivine se pencha, pour écouter. Elle vit avec effroi une plaie béante au niveau du cou gracieux de sa mère. Mick Fowl s'était déchaîné !
-Maman, ça va ?demanda t-elle d'une voix étranglée, en ramassant dans sa main le liquide vermeil.
- « ... »! Retrouve le, ma chérie...
-Maman, j'ai pas entendu ! Et tu s'ras avec moi, hein ?hein ?
-Je t'aime...
Ce fut les derniers mots de Tia-ty. Oh, non, elle ne mourra pas tout de suite. Ludivine la traina chez le médecin, chez qui elle plongea dans un coma profond, duquel elle succomba, trois ans après.
Ludivine s'y était préparé. Elle s'était juré de ne verser aucune larmes. Pourtant, lors de la mise en terre du corps de sa mère, elle explosa de sanglots, ses larmes transparentes roulant sur ses joues. Et plus personne pour les essuyer.

*
*

1510, Bretagne

-Bonjour, Ludivine.
-Comment vas tu ma petite ?
-Je ne t'ai pas vu aux cours d'armes depuis longtemps, Lud' !
-Hey, Ludi ! J'te vois tout à l'heure ?
La jeune fille sourit gentiment en répondant poliment à chaque question.
Depuis cinq ans, donc depuis ses huit ans, depuis qu'elle était devenu orpheline, les gens du village voisin l'avait soutenu et prit sous leur ailes. Elle vivait un petit appartement dans le centre, et on avait déplanté la tombe de Tia-ty de la fôret pour le le cimetière de l'église, de sorte que Ludivine puisse y aller tout les jours.
Elle était consciente des efforts qu'ils faisaient pour elle, et les en remerciait en les aidant dans les champs, allant à leur réunion, aux différentes activités.
Elle s'était surtout fait un ami, chez qui elle se rendait, d'ailleurs. Elle frappa à la porte d'une grande maison bourgeoise, et attendit qu'un domestique coincé l'emmene dans une chambre immense, à baldaquin et cheminée personelle. Elle sentit la bonne odeur du bois brûlant, et attendit, s'asseyant sur un gros pouf moelleux. Un jeune homme anxieux arriva, ferma la chambre et se précipita, dans des gestes sacadés, lui faire la bise.
-Bonjour, Oli ! Je suis contente de te voir !
-M...Moi aus...aussi, Lud...Ludi...ludivine !
Ludivine rigola intérieurement. Qu'il était stressé, ce Oli ! Alors qu'il était si joli ! Un petit minois de gentil garçon blond. Elle l'aimait beaucoup, et lui faisait passé de longue et ennuyeuse heures. Elle n'avait jamais aimé l'école, sauf les maths. Alors qu'elle ne savait que peu lire et écrire, elle calculait et résolvait des problèmes dignes d'un commerçant.
Oli avait toujours été bégaillant, agité, et des gouttes de sueur s'écasaient toujours sur ses chemises blanches.
Elle commenca à raconter sa journée, Oli raconta la sienne, et ils rigolèrent des heures durant. Du haut de ses 12 ans, Ludivine se demandait :
« Si Oli devenait mon amoureux, ce serait super !J'aimerais vraiment qu'on soit ensemble plus tard ! »Et d'autres idioties du même genre...
Elle prit congé quand la nuit tomba et alla se promener sur le bord de mer, un long moment. Elle se rapella de la nuit où Mick Fowl, empereur pirate de Grand Line était parti, laissant à demi morte sa mère. L'air marin lui gonfla les cheveux et la fit tanguer.
Depuis quand s'était-elle promis de le retrouver et de venger Tia-ty ?
Depuis quand avait-elle envie de rencontrer son véritable père ?
Depuis quand voulait-elle voguer sur cet immense océan ?
L'étendue qu'elle pouvait voir de cet plage était-elle partout la même ?
Sûrement pas. Elle avait hâte de découvrir le monde.
Elle écouta le bruit de la mer, et vit un bateau au loin. Elle attendit qu'il arrive plus près pour plisser les yeux et distinguer « Compagnie des Indes ».
-N'est ce pas la marine des Caraibes ?se demanda t-elle. Que viennent-ils faire dans un coin paumé de Bretagne ?
A sa grande surprise, ils s'arrétèrent, et descendirent dans des petits canaux, pour venir sur la plage. Ludivine s'approcha sans se faire remarquer, une curieuse sensation au creux du ventre. Ouah ! C'est si rare, de l'animation comme ça ! Elle entendit :
-Matelot Norrington, demandez à cette fillette où nous pouvons trouver un abri pour la nuit.
-Tout de suite, comodore Infarter !
Un jeune soldat s'approcha de Ludivine qui ne se demonta pas, et resta, dans le soleil couchant, observant l'homme qui prit la parole, d'une voix posée, pleine de détermination et d'ambition :
-Mademoiselle, pourriez vous me dire où se trouve l'auberge assez grande de votre village pouvant abriter tout nos officiers et quelques matelots, à savoir 20 personnes.
Ouah. Il était si beau. Et si fier. Une vraie aura de gagnant. Ludivine se sentit tout de suite attirée par le personage.
-Euh... Je peux vous y emmener ?demanda Ludivine, d'une petite voix. C'est à l'auberge « Akabane For Ever ». Vous aurez des chambres plus facilement si je suis avec vous. Je connais le patron.
-Merci ... Commodore, suivons la petite.
-Bien.
Ludivine guida les marins au village, jettant des regard en biais au matelot de ses rêves.
Quand elle arriva au « Akabane for Ever », elle entra, et voulut aller dans la salle de réunion, où les anciens du village se réunissait à cette heure là, elle trouvera le patron à coup sur.
Elle s'arréta, la main sur la poignée, écoutant la conversation, surprise.
La conversation que les anciens avaient étaient vraiment étranges.
Elle écouta un peu.
Une sueur froide parcourut son dos, et ce n'était pas à cause du matelot Norrington et du Commodore qui s'était raproché pour écouter.
-...Partir !
-Ecoute, Lionnel, elle est trop jeune, nous ne pouvons pas la chasser.
-J'en ai marre de jouer aux gentils profs d'armes !Elle a une force hors du commun, elle fait peur aux autres !répliqua la voix de Tom, le professeur du dojo.
-Et je n'aime pas avoir le cadavre de sa mère dans les murs de mon église !Si son amant revenait chercher le corps, imaginez le massacre !clama le prêtre.
-Oui, mais nous avons juré de rien lui faire jusqu'à ses 15 ans. Encore trois petites années.
-Surtout qu'elle me saoule à venir squatter chez moi ! lanca une voix qui eut l'effet d'un couteau sur Ludivine, qui se recroquevilla sur elle même, écoutant Oli, d'une voix qui ne tremblait pas, l'insulter et la rabaisser.
Le Commodore mit fin à cette conversation en entrant sans faire attention à l'état de la jeune villageoise, qui n'était qu'une paysanne pour lui, et demanda :
-Des chambres, 20 personnes.
Les hommes se sont soudainement tus, voyant que Ludivine les avait écouté. Norrington comprit que la jeune fille en question était la petite devant lui. Elle s'enfuit en courant, jusqu'au cimetière sans se retourner.Là-bas, elle se jeta sur la pierre glacée de la tombe, pleurant en articulant difficilement « Hypocryte, Hypocryte ».
-Tu étais la fille dont ils parlaient ?
Elle ne se retourna pas, reconnaissant la voix envoûtante du matelot .
-Oui.
-Ils ne le pensaient peut être pas.
-Oh que si.
- C'est ta mère ?
-Oui.
Elle se tourna vers lui. Il était entrain de se recueillir. Puis il lui souria, lui ébouriffa maladroitement ses cheveux noirs, et partit à l'auberge.
Elle se calma, laissant le vent la décoiffer encore plus, et finit par s'endormir sur la tombe.
Le matin, elle se trouvait dans son lit, avec une bande de vieux à ses côtés, la regardant de travers.
-Oh, Ludivine, tu reviens à toi. Comment te sens tu ?
Elle se sentit insultée. Pire. Rabaissée. Ils croyaient s'en tirer comme ça ? Elle sauta du lit, et fourra quelques vêtements dans un sac de voyage, pris son jô (*baton en bois d'un mètre vingts) en main, et sortit en courant du bâtiment, cassant les vitres au passage. Elle se précipita à la plage, z'ieutant le bateau de la marine. Elle y nagea, entra dans la calle, s'enferma dans une caisse et attendit.
Elle attendrait le temps qu'il faudrait.
Elle voulait tout foutre en l'air. Elle ne voulait plus de règle. Elle voulait des vrais amis. Peut être de l'amour. Une famille. Oh !Tant de choses.
Mais surtout une. De la liberté.

Elle devait devenir Pirate ...



Yatta...Chapitre numéro DOS ! C'est le premier chapitre d'un long Flash Back dans le passé de Ludivine.
Pour passer au prochain chapitre... 15 commentaires! (de personnes différentes)
(Personnages présents: Ludivine (jeune), Tia-ty, Mick Fowl, Matelot James Norrington.)

JA NE

NIJI

Texte et Dessin de Niji

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 11:03

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:00

~~ Chapitre 3 des "Kaizoku Chronicles"- Flash Back 2 - Le début d'une carrière ~~

~~ Chapitre 3 des "Kaizoku Chronicles"- Flash Back 2 - Le début d'une carrière ~~
1510, quelques part entre la France et les Caraïbes

Elle resta des journées entières dans cette calle froidre. Froide et sans aucune lumière. Dans un noir presque total, très pesant. Devant se cacher dès qu'un matelot descendait.
Elle grignotait des bouts de pains racis, sans se plaindre, s'abreuvant d'eau de mer.
Très primitif et contraignant, mais pourtant cela lui allait. L'avenir qui s'offrait à elle sera si beau que quelques sacrifices n'y changeront rien.
Trois semaines entières suffirent, ils accostèrent dans un port pirate pour y mettre de l'ordre. Tortuga.
On jeta l'ancre, on fit partir des chaloupes. La nuit tombée, la jeune fille se glissa dans l'eau et nagea jusqu'une berge plus éloigné, lançant un dernier regard vers le navire où dormait le matelot aux yeux si ardents. Un peu triste, mais elle ne regrettait rien.
Elle se jeta de bon c½ur dans la ville sombre, où alcool, filles de joies et pirates faisaient bon ménage. Elle était à la recherche d'un équipage, et surtout d'un navire. Où trouver cela? Sans argent, sans statut ?
Elle s'arréta à un bar, très animé, y entra, et huma l'air puant le rhum et la chaleur animale.
Réprimant son dégout, elle s'y engouffra, jouant des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à un attroupement.
Elle poussa deux-trois pirates pour se pouvoir voir ce qu'il se passait.
Un homme baraqué, muni d'une épée richement décorée était au centre, un tas d'or et un chapeau à côté de lui.
-Allez, approchez, bande d'eunuques ! Le premier qui me bat remporte tout cet or, et mon chapeau de capitaine, ce qui veut donc dire,officielement, mon bateau –sans l'équipage-. Qui s'y colle ?
L'occasion en or !
Plusieurs hommes tentèrent le coup, mais ils se firent saquer en moins de deux. L'épée de l'homme était déjà maculée de sang vermeil quand Ludivine estima ses chances, qu'elle trouva bonne, et se glissa souplement dans le cercle de lumière. Les pirates s'arrétèrent, un énorme blanc s'installa dans le bar. Un silence pesant que le baraqué rompit en demandant :
-Qu'est ce tu veux, gamine ?
-Me battre...
Le bar entier explosa de rire après deux secondes d'étonement. Ludivine ne répondit rien. Mais la couleur de ses joues trahissait la vexation et la haine que lui inspirait ces imbibés.
-Je refuse de me rabaisser à coller une roustre à une chieuse.
-Tu as peur ?souffla une voix, non loin du cercle de lumière.
Tout le monde se retourna. Un pirate au sourire énigmatique se tenait, dos au pillier central de la pière. La quarantaine, des dreads, un chapeau, un grand manteau, et un style de baba cool piratiens. Sûrement un capitaine...
-Si cette gamine veut se battre, bat-toi, continua t-il, en triturant une bouteille de rhum vide à qui il fit une moue déçue.
-Sparrow ! T'as rien à dire, je crois ! C'est pas moi qui me suis fait volé le Pearl.
-Emprunté serait plus excat!le coupa t-il en levant un doigts. Je m'oppose vivement. Je suis sur le marché, depuis quelques temps...Barbossa me redonnera avec plaisir le gouvernail du Black Pearl d'ici peu....
-Ah ouais ?J'en doute.
-Pas moi, ça tombe bien!
L'homme soupira, et, voulant se détourner du dénommé Sparrow, il se retourna vers Ludivine.
-Bon, gamine, tu veux te battre ? Hé bien, Battons nous. Quel est ton arme ?
Elle montra son jô.
-Un bout de bois ?Je le trancherais en deux.
-Il est bien trop solide pour ça, dit-elle dans un sourire arrogant.
-Comme tu veux.
Il fendit l'air, persuadé d'en finir en un coup, c'est donc pour cela que quand il vit qu'elle parat le coup et profita de l'ouverture occasionée pour le déséquilibrer, il fut éberlué, et se laissa mettre à terre facilement. Elle retourna sa propre épée sur sa gorge et sourit :
-Je vous tue ou vous me donnez tout ?
Les yeux de l'homme exprimait une terreur doublé d'une incertitude.
-Tu ...n'oserais ...pas !?
Ludivine n'hésita pas. Elle savait que si elle hésitait, elle ne serait jamais crédible en tant que capitaine.
Elle lui coupa la gorge,d'un coup, net, clair, se laissant aspergée de sang chaud. Elle attrapa sa récompense, épousseta ses vêtements et se releva dignement.
Elle couvrit de ces yeux translucides la salle, qui, dans un concert d'ovation, hurla :
- Bravo, gamine !!!!!
-T'as bien jouée ! Tournée générale pour la môme !
-T'as plus de couilles que la plupart des mecs ici !
Le pirate mystérieux s'approcha et lui glissa :
-Bien joué. J'attendais de toi une tournée générale ! Savvy?
-Votre nom ?
-Sparrow. Capitaine Jack Sparrow. Savvy?. Et toi ?
-Ludivine.
Elle ne donnait plus son nom de famille, vu qu'elle ne connaissait pas celui de son vrai père et quelle aurait préféré crever que porter celui de Fowl.
-Mmh...Joli nom... Version française de Tia-ty, un nom elfique.
-Oui...Comment...
-Ton nouveau navire est sur la Baie Rouge, à l'est de l'île. Recrute un équipage ici, c'est le bar des pirates les plus courageux. Ou des moins trouillards, comme tu veux.
Il s'éloigna d'une démarche fière, quoiqu'un peu branlante.
-Mouais... Bizarre ce type.
Elle monta sur une table, attrapa un pistolet et tira deux coups dans le plafond. La salle se tut. Elle parla, d'une voix forte et déterminée :
-Je recrute un équipage. J'prendrais 20 hommes maximum, et je prends que ceux qui savent vraiment se battre et qui oseront affonter les Caraibes et Grand Line. Avis aux amateurs, et je n'aurais pas peur de vous dire que je ne suis pas disposée à vous accepter dans mon équipage.
Elle se sentait plus fière. Elle avait prouvé sa valeur, et savait qu'elle valait encore mieux. Pas terrifiée pour un sou, elle fixa tour à tour les hommes de son entourage.
Bizarement, personne ne se moqua, et seulement une trentaine de personne se présenta devant elle.
Elle en vira 16. Les 14 restants étaient des hommes entre vingts et cinquante ans, tous pros du combat à l'épée, trois d'entre eux étaient canoniers de génie, un navigateur, deux cuisiniers, et trois archers. Celui qu'elle nomma second se nommait Néfer Leoit. C'était un ancien meurtrier français de jeune fille, il était capable de retenir toute les odeurs qu'il sentait, ce qui faisait de lui un génie et un détecteur d'ennemis très puissant.
Elle se sentait proche de lui, sans pour autant y être attaché. Un second parfait, quoi !
Elle découvrit plus tard -avec joie- son navire. Son ancien proprio était peut être con, mais il avait beaucoup de goût. Un grand navire noir et rouge, avec des voiles de jais, des ornements japonais et indiens. Les cabines étaient larges, agréables, il était taillé pour les canonades.

Leur périple commença. En deux mois, elle devint Ludivine «NightWish » . Pirate la plus recherchée des Caraibes sur son navire le « Find my name »
*
*
1511, Mers de Java

-Mwahaha ! On a vraiment bien fait de se faire engager sous vos ordres, Cap'tain Ludivine !
-OUAIS ! C'est bien v'ai ça ! B'avo Cap'tain !
-Vos gueules, beugla Néfer. Le Capitaine a un mal de crâne insupportable depuis la canonade de ce matin.
-Désolé, chuchota Lewis, mais regarde toi même, Néfer !Tout cet or !Ce navire de la Compagnie en regorgeait ! Nos affaires sont florrisantes. Le capitaine est une génie ! Ses techniques de Jô ! Et sa précision dans ses lancées de poignard ! Et ses visées au pistolet !
-Et tu l'as vu improviser à l'épée, tout à l'heure ? Elle se débrouillerait très bien si elle s'y mettait, non ?
-C'est sûr ! Hourra pour le Cap'tain !
-Hourra !!!
-Vos gueules...soupira Ludivine, la tête entre les mains.
Néfer s'approcha et lui passa un linge imbibé d'eau qu'elle se posa sur le front pendant que ses compagnons continuaient à baver sur les montagnes d'or récoltées.
-Merci.
-...De pas leur avoir avoué que t'as la gueule de bois la plus carabinée du siècle ? J'ai jamais vu une gamine de treize ans boire autant de rhum sans dégueuler partout. Non, t'as juste un mal de tête. T'es vraiment faites pour être pirate !
-Tréééés spirituel. J'ai le droit de féter notre victoire avec un peu de rhum !
-Mais pas cinq bouteilles entières !
-Bah...
-Cap'tain !
-Oui, Chem ?demanda t-elle en levant les yeux vers la vigie.
-Bateau en vue, Cap'ain, des pi'ates, cap'tain. Ils ont levé le d'apeau blanc. Les Ab'utis, répondit le grand noir.
-Décris le moi.
-Voile en décomposition, Cap'tain. Une si'ene bleu en p'oue, cap'tain.
-Le Pearl ?
-Hein...Attendez...
Chem sortit une longue vue et observa quelques instants.
-Oui ! c'est le Black Pea'l !
-Hissez le drapeau blanc, je veux parler à Barbossa.
Les pirates s'activèrent. Le Find My Name et le Black Pearl furent cote à cote, Ludivine s'était redressée, avait mis ses plus beau vêtements d'apparat, et se tenait droite sur le côté du pont qui donnait vue sur le bateau le plus recherché des Caraibes avec le sien et le Hollandais Volant. Elle semblait décontractée mais avait en réalité toute ses armes et ses canons près à attaquer, au cas où.
-Capitaine Ludivine, Miss Night Wish ?demanda un homme au visage balafré de cicatrices.
-Elle même. Capitaine Barbossa, je présume.
-C'est moi. Que d'honneur de rencontrer une des meilleures pirates de Grand Line. Aussi jeune qu'on le dit. Les marines vous donne seize ans, ont-ils raisons ?
-Je fais seize ans ?J'ai pas la taille, remarqua t-elle, montrant son mètre quanrante cinq. J'en ai treize.
-Vraiment jeune. Enfin, parlons affaires.
-Si cela vous chante.
-Je ne souhaite pas vous attaquer, vous m'êtes trop précieuse. Tandis que la Compagnie des Indes vous course, on me laisse tranquille, ce que j'entends, car j'ai à faire. Mais j'aimerais obtenir de vous certaines faveurs...
-Allez y, on verra si je suis disposée à vous les accorder.
-Bien...Voyez vous... Voilà, je recherche des pièces. Aztèques. En or. Du trésor de...
-Cortez en personne. C'est cela ?
-Oui. Une d'entre elle est sur un navire que vous avez prévu d'attaquer, à savoir celui du colonel Norrington, de la Compagnie des Indes.
-Je l'ignorais. (elle n'avait pas fait le raprochement entre le matelot Norrington et le colonel Norrington, au faite !^.^)
-je voudrais que vous la trouviez...
-Pour que je sois maudite aussi, non merci ! Vous vous foutez de moi? demanda t-elle en fronçant ses sourcils en ailes d'oiseau.
-Non ! Et que vous la jettiez dans la mer, dans une bouteille de verre blanc. Je vous suivrais de quelques jours, et je récupérerais la bouteille, cela vous va ?
-Qu'est ce que j'y gagne ?
-Mon triple canon, que je suis disposé à vous offrir. Et une information que vous pourrez ouvrir quand notre marché sera respecté.
Ludivine regarda avec envie l'énorme canon qui pouvait tirer trois boulet à la suite, chose magique pour les canonades contre La Marine. Déjà qu'elle avait des excellents canons partout, un triple canon compléterait le schéma.
-Vous avez ma parole, Barbossa. La bouteille sera accroché au fond de l'eau par une pierre qui la laissera sur les lieux du massacre.
-Le canon est à vous.
La transaction se fit, Ludivine serra la main de Barbossa, attrapa une lettre scellée par magie qui s'ouvrira quand Barbossa aura la pièce,puis s'éloigna.
« Quelle bonne affaire ! »
Ils firent cap sur le navire de la Compagnie des indes Anglaises que Ludivine était bien décidée de faire couler.



Vala, Vala, minna-san. Un troisième chapitre. Puisqu'on a pas assez de commentaires, on va dire que si vous aimez et que vous voulez la suite, vous mettez plein de comm's okay ? Plus il y a de comm's, plus ça va vite!
Personnages présents : Capitaine Ludivine NightWish, Jack Sparrow, Hector Barbossa, Néfer leoit, Chem, Lewis, l'équipage du Find My Name.


JANE

NIJI
/c]

Dessin et texte de Niji

# Posté le samedi 06 octobre 2007 15:22

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:14

[Chapitre n°4 des [Kaizoku Chronicles] : présent et suite du Flash Back " -P- comme Pirate"]

[Chapitre n°4 des [Kaizoku Chronicles] : présent et suite du Flash Back " -P- comme Pirate"]
Sur une île d'East Blue, en 1522

Ludivine s'éveilla en sursaut sur le "Quelle bonne affaire".Enfin, pas vraiment sur cette phrase là. Dans son rêve, elle avait dit "Quelle bonne affaire" puis, tout était devenu noir, et un homme était apparut devant elle. Mais c'était une personne qu'elle ne connaissait pas. Un homme -ou plutôt un adolescent- avec un chapeau de paille. Elle se redressa lentement. Elle avait transpiré, ses cheveux étaient plein de sable, et sa poitrine se soulevait frénétiquement au rythme diabolique de ses battements de coeur.
Elle haleta un peu et lança un regard autour d'elle. La tempête s'était un peu calmée, mais des ronflements bruyants troublaient la sérénité de la nuit. Elle jeta un regard courroucé au bretteur, puis se leva complétement, enleva une de ses longues bottes de cuirs usées, alla jusqu'à l'eau, la remplit au maximum, revient près de son soi-disant "sauveur" -mon cul, ouais...- et lui renversa sur la tête. Il se redressa en beuglant des insultes qui aurait fait rougir Gol D. Roger en personne, et lança un regard Si-mes-yeux-étaient-des-pistolets-tu-te-serais-déjà-pris-une-trentaine-de-balle-
en-pleine-gueule.
-Hey, Night Wish...Serais tu, par le plus grand des hasards...LA PLUS GRANDE CHIEUSE QUE LE MONDE A JAMAIS PORTE ?
-Possible...Tu ronfles comme un pirate bourré.
-Ne me dis pas que c'est ça qui t'a réveillé, je te croirais pas..Aurais tu fait un petit cauchemar?
Il lui lança un sourire goguenard. Elle haussa les épaules tout en relevant un de ses sourcils arqués.
-Peut être bien. Ca te regarde pas.
-Nuance, ça ne m'intéresse pas.
Ludivine grommela quelque chose, puis alla s'asseoir près de l'eau. Elle prit une poignée de sable dans sa main, et laissa tomber les grains, et murmura, quand le dernier tomba:
-"Feu..."

[ Caraïbes, Mer de Java, 1511 ]


-Feu !
-Fire !!!!!
La canonade commenca. Le Find My Name avait prit l'aventage de la surprise, et le triple canon avait déjà réduit de moitié à lui seul l'équipage du navire « Around » de la Compagnie des Indes.
Ludivine saisit son jô, un tentô -petit couteau-, des poignards, enleva son chapeau pour qu'il ne la gêne pas. Pour l'occasion, elle avait revétu un magnifique manteau bleu qu'ele avait volé à une bourgeoise lors d'un dernier pillage.
-Messieurs... A l'abordage !
-Yeaaaah !!!!
Ils saisirent les grappins, hurlèrent comme des déments et se précipitèrent sur le "Around".
Ludivine les rejoignit et précisa :
-Je m'occupe du Colonel, le premier qui le touche ira dire bonjour à Poséidon avant d'avoir pu dire "rhum".
Elle se fraya un chemin parmi les matelots et vit un officier donner des ordres sur le ponton supérieur. Profitant de son inattention, elle entra dans les appartements où elle s'enferma et chercha méthodiquement la pièce. Elle cassa un coffre fort, y trouva l'objet de sa convoitise, et se retourna pour aller sur le pont et se battre joyeusement avec un colonel sans importance.
Mais cette pièce donnait sur une autre où elle entendait une personne marcher. Elle se mit dans l'encadrement, dos au soleil. Un homme, surpris par cette apparition fit un pas en arrière. Le colonel. Perruque noir, vêtement d'apparat.
L'homme ne réagit pas. Dans la lumière, elle ressemblait à un démon de la luxure. Son manteau voletait autour d'elle, et le sang qui coulait de son tentô tombait en gouttes régulières sur le sol.
Puis il reprit contenance, et s'approcha en dégainant son épée, pour la mettre en déséquilibre.
-La rumeur était vraie, une capitaine si jeune...
Ludivine ne réagit pas de suite. Cet homme ! C'était son matelot ! ...Qui la reconnut également.
-Vous ! La gamine !!!! De la petite ville !
Elle profita de sa surprise pour se dégager et sortir son jô.
-Que voulez vous me faire avec un vulgaire baton ?grogna t-il.
-Beaucoup de chose, colonel.
Elle engagea le combat. Se battre contre lui était grisant, excitant. Elle sentait son c½ur faire des bonds du fin fond de ses pieds jusqu'au plus haut point de son cerveau.
Quelle sensation étrange... Il est si beau... c'est un ennemi... Il va attaquer à gauche...Ses yeux sont d'un vert magique...
-Vous feriez un très bon prof d'escrime, Colonel !
-Vous êtes intéressée, pirate ?
-Virez de bord et je vous répondrais oui.
-Plutôt mourir.
-Je m'y attendais...
Norrington s'arréta.
-Vous me rapellez quelqu'un... Dans vos gestes. Dans cette pertinance... Mais qui ?
Elle en profita pour l'envoyer à l'autre bout de la pièce. Il fut un peu sonné et quand il se releva, il avait le tentô écarlate de Ludivine sur le c½ur.
-c'est impossible...
-Improbable, plutôt...Savvy?
-Alors, achevez moi. Je connais votre réputation, vous tuez de sang froid.
-pas vous, colonel.
Elle l'assoma, il sombra dans l'inconscience.
Elle quitta les appartements, et vit que ses hommes avaient fait du bon boulot. Pas un marin vivant.
-On y va, les gars ! hurla t-elle. Juste une interdiction, c'est de bombarder le bateau.
-Oh nooon !
-Si vous ralez, pas de partages du trésor, j'empoche tout !
-Okay, Capitaine !
Sur le navire, elle mit la pièce dans une bouteille de cristal qu'elle fixa à un rocher.
La lettre scéllée de Barbossa s'ouvrit trois jours après.

*

-Hey, Cap'tain Ludi !
-Oui ?
-La lettre du capitaine Barbossa... Elle s'est ouverte.
-Vraiment ?
Ludivine lache la carte qu'elle dessinait pour venir près de ses hommes.
-Lisez la moi.
-Savez pas lire ?
-Très mal...Allez...
-Hum...
Le doyen de l'équipage, Piru, 56 ans, poête dans l'âme, se rengorgea et commenca
« Toi qui est Pirate parmi les Pirates des Pirates,
Nous t'adressons cette lettre à la hâte,
Et nous te demandons d'y répondre,
Avant que le dernier phoenix ai le temps de pondre,
La Confrérie des Seigneurs des Pirates te visite,
Voulant savoir si tu acceptes de choisir une pièce de huit,
Et de devenir Seigneur, A la Baie des Naufragées,
Pour défendre nos rêves et nos souhaits.
Réponds en nous envoyant par messagers ailé
Une lettre avec ton sceau, étalée
De ton sang et de ta motivation...
Avec nos sincères salutations.

Confrérie des Seigneurs Pirates, pour Miss Ludivine « Night Wish » Capitaine du navire pirate « Find My Name »


-Waoh ! c'est cool ça ?demanda Ludivine.
-Seigneur ...Pirate ? Accepte, Ludivine, s'écria Néfer. C'est le plus haut grade des Caraibes, tu es élevé aux rangs de Barbossa, Sparrow, Sao Feng! ...C'est une occasion en or.
-Notre capitaine est seigneur pirate ! Quel honneur !
-Tournée général !
Pendant que les hommes commencaient à festoyer, Ludivine demanda à Néfer :
-Que sera ma pièce de huit ?
-Hum...Tu pourrais prendre...
-Je sais ! Ma perle de cristal !
Elle désigna une perle attachée dans ses cheveux, qui brillait comme le soleil.
-Néfer, rédige ce que je te dicte. Je dois leur répondre vite. Le jour du phoenix est proche, je dois me dépécher de leur envoyer ma lettre.
Elle dicta sa motivation, et son envie de faire parti de la conférie. Néfer attacha la lettre à un aigle apprivoisé, qu'il envoya porter le message.

*
*

Un mois plus tard.

-Navi'e , Cap'tain ! Ils b'andissent le symbole de la conf'érie !
-Voile dehors, gagnez de la vitesse ! Je veux les rencontrer au plus vite, s'excita Ludivine.
Elle se prépara, se fit la plus présentable possible, rangea le navire, et rhabilla ses hommes.
Le bateau s'approchait, et un homme arriva seul sur le Find My Name, par grappin, à la manière d'un abordage. Quand il se posa sur le pont, il se jeta sur Ludivine. Ses hommes furent prés à l'embrocher mais ils se rendirent compte qu'en vérité, il l'enlacait amicalement.
-Ludivine, Mon chou !! Bravo !
Elle se dégagea lentement, observant l'homme.
D'une cinquantaine d'année, la figure poudrée de blanc, les lèvres roses, une longue perruque blonde bouclée, des vêtements tape à l'½il, il parlait avec un fort accent français.
-Vous êtes magnifique ! Vous faites si jeune fille alors que vous n'avez qu'à peine quatorze ans !La plus jeune pirate si prometteuse ! Un miracle !
-Euh...
-Oh, je manque à tout mes devoirs...
Il lui prit la main et la baisa :
-Monsieur Chevalle.... mais appellez moi Bruno. Je suis le Gentleman Seigneur pirate français de la Confrérie.
-Ah ! Enchanté ! Venez, allons nous asseoir à l'intérieur...
-Hors de question, nous sommes mieux aux grand air ! C'est bon pour votre peau ! Mais que vois-je ?Aucune imperfection ?Quand vous vous serez développée, vous serez la plus belle femme des Caraibes !
-Merci, bien, Bruno. Vous voulez quelque chose à boire ?
-Oh ouiii !!!! Vous avez du rhum ? Alors, mélangez m'en avec du lait, et ça donne une boisson trééés recherchée à la cour du roi de France.
-Tout de suite. Chem ?
-J'y vais ,Cap'tain. Du 'hum avec du lait de chèv'e !
-De chèvre ? Encore mieux. Oh, mon c½ur bat déjà pour vous, jeune homme.
Il fit un clin d'½il à Chem puis reportit son attention sur l'adolescente.
-Vos cheveux sont magnifiques ! Quelle tignasse maitrisée !Du grand art ! Ils sont si soyeux... Oh, mais que vois je ?Du cristal ?
Il prit la perle entre deux doigts et l'observa.
-Mmmmh... Cela coute des milles et des cents...
-Cadeau de mon équipage.
-Oh ! Les chous !
-Et cela est ma pièce de huit.
-Parfait ! Parfait, écoutez ma chérie ! Faire votre conaissance est le soleil de ma journée, mais si je m'attarde, je verrais de près le soleil plus tôt que je ne l'entends ! Il paraît qu'un bateau de la marine est à vos trousses, ma belle !
-Encore ?
-Hey, hey, le statut de pirate la plus prometteuse des caraibes se mérite !
-En effet, , Bruno.C'était un plaisir de vous ren...
-Pas de ça entre nous, Chère amie !
Il l'enlaça, lui colla trois bises sur les joues, et ressauta sur son navire.
-S'ils sont tous comme ça, à la Confrérie, on va s'amuser ! Il est gay !rigola Néfer.
-Cela m'étonerait, mais bon... Qui vivra verra... Préparez les canons, messieurs, vous avez entendu Bruno ? La marine est –encore- à nos trousses.
Ludivine rigolait encore toute seule lors de la canonade. Bruno Chevalle. Vraiment marrant, ce gars. Elle était dans ses réveries quand Néfer l'interpella d'un air grave.
-Capitaine ?
-Mmmh ?
C'était bien rare que Néfer l'apelle Capitaine. Que se passait-il ?
-Le Lord de ce bateau veut vous parler. Seul à seul. Dans ses quartiers.
La jeune fille regarda les petits soldats de plombs, stoppés par le drapeau blanc que le Lord avait du hisser. Quelques corps juchaient déjà le passage.
Elle interrogea son second du regard, et, comprenant qu'il n'était pas très sur de ce coup, lui jura de faire attention. Elle rangea son jô dans son étui, dans son dos, et entra dans les cabines personelles des officiers du bateau.
Un matelot terrifié lui indiqua la bonne cabine, elle y entra sans frapper, et se planta, fière, devant un homme (complet habituel, perruque, habit, poudrés) aux sourires méchamment égnigmatiques.
-Capitaine Night Wish. Je voulais vous rencontrer.
-En ce qui me concerne, j'ignore jusqu'à votre nom, donc, je m'en contrefoutais.
-Arrogance... La nouvelle génération est-elle comme ça ?
-Ca fait longtemps que vous l'avez quitté, la jeunesse, je le conçois, et je peux comprendre que vous soyez choqué de mes dires.
Il s'approcha d'une cheminée et saisit une petite tige de métal qui y brulait. Il joua avec dans ses doigts.
-Vous vous demandez peut être pourquoi j'ai hissé le drapeau blanc ?
-Non.
-Je vais donc vous l'expliquer. Je suis le Lord Culter Beckett.
-Oh.
Etrange. Le « boss » de la Compagnie des Indes hissait le drapeau blanc ?
-Je vais donner l'ordre à mes hommes de reprendre leur impitoyable besogne dans quelques minutes, juste avant...
Il se raprocha d'elle, et lui bloqua le bras gauche. Ludivine ne cilla pas. S'il faisait un seul petit geste vers son pistolet, elle avait le temps de l'embrocher trois fois avec son tentô. Il lui souffla :
-J'ai pour but de faire repérer les pirates les plus dangereux. Je sais les reconnaître. Vous serez ravie d'apprendre que seulement une dizaine de pirate ont eu l'honneur d'être « marqué » par ma personne. Et un seul est encore en vie, avec vous, ça fera donc deux. Et il faut dire que les deux se ressemblent...
-Marqué ?
Sans attendre, Beckett, en un geste vif et précis, appliqua le bout arrondi de sa tige de métal brulante sur la chaire de l'avant bras gauche de Ludivine, en murmurant :
-Vraiment jolie, c'est du gachis...
Ludivine hurla de douleur sans réfléchir à sa fierté et son image. Elle qui n'avait pas pleuré depuis le fameux jour où elle avait quitté la France, elle laissa court à ses larmes, la souffrance étant trop grande. Beckett, visiblement satisfait, retira le métal, et ludivine put voir, avant de s'évanouir de douleur le « P » de pirate, gravé à jamais dans sa peau. Ses cris avaient alertés Néfer qui s'était précipité dans la pièce, avait bousculé Beckett et mit son capitaine sur ses épaules, pour ensuite courir sur le pont, regagner le « Find My Name », ordonner aux autres pirates de regagner le batiment, de finir la canonade pour les éloigner. Il mit enfin Ludivine dans son lit. Elle était brûlante de fièvre, respirait avec une difficulté alarmantes. Le médecin de l'équipage la veilla trois jours et trois nuits avant qu'elle aille mieux. Sa brûlure s'était un peu infectée, ce qui expliqua la fièvre qu'elle avait eue. Ne voulant plus entendre parler de Beckett avant un petit moment, elle décida d'explorer des horizons plus lointoins, et où ce petit con d'officier ne viendra pas la faire chier, putain de
merde !


* [Calm Belt, traversée des Caraïbes jusqu'à Grand Line]

-Cap'tain ! C'est trop calme, ça me dit rien qui vaille !
-Cap'tain, y'a des trucs sous le bateau !
-Ludivine, faisons demi tour, les hommes ne sont pas rassurés.
-Bande de couard ! Imaginez la gloire si l'on arrive à aller sur la mer légendaire dont toute les Caraibes parle !
-Légendaire, légendaire, grogna un homme. Les pirates de Grand Line pense pareil de la mer des Caraibes. Chacun son truc, ils ont la Marine, on a la Compagnie des Indes.
-Oui, mais pour nous, pirate des Caraibes, Grand Line est une nouveauté, quelque chose à conquérir ! Ramenons à la confrérie des drapeaux pirate de Grand Line !
-Ouaaais...
-quel enthousiasme ! Allez pensez au trésor qui nous attende !
-Ouais ! Gloire au Find My Name !
*
*
-Calm Belt est passé. Nous sommes entré dans Grand Line, messieurs !
-Enfin... Ces monstres...
-C'était effrayant.
-Mais marrant, non ?
-Ouais ! Allez, les gars, au boulot ! On fait quoi, Cap'tain ?
-On pille le premier bateau que l'on rencontre et on prends des infos.
-Yosh.
Le bateau qui se trouva en premier sur la ligne de tir du Find My Name était un bateau aux voiles blanches de la marine.
-Feu, murmura Ludivine.
Lors de l'abordage, elle se mesura à un colonel. Et elle appris, à ses dépends, que les gens de Grand Line avaient certains pouvoirs particuliers. Celui la controlait la fuméeElle dut battre en retraite assez vite, à sa grande honte. Au bout de quelques mois, elle s'habitua aux pouvoirs surnaturels de certaines personnes, et commenca à se faire un nom. Sa prime tournait vers les 200.000.000 berrys au bout d'une année compléte.
Elle se tenait fière, du haut de ses presque-quinze ans, première pirate des caraibes voguant sur Grand Line.



Et voila...Un nouveau chapitre de posté. Il commence avec un retour au présent, puis repart dans le long flash back de notre Ludivine.
Pour ceux qui ne conaissent pas One Piece, Grand Line est un océan qui fait le tour du monde, on peut y rentrer par deux endroits : Le cap des Jumeaux, une montagne, ou Calm Belt, l'océan qui entoure Grand Line, mais qui est peuplé de monstre marin. LA VOLONTE DU D
je ne saurais conseillé que plus vivement ce site, qui explique pas mal de chose sur le monde de One Piece. Parcourez le un peu, il est bien fait. Si vous voulez des détails sur Zoro, ou l'homme au chapeau de paille, allez dans "Personnages" "Pirate" "Chapeau de paille" et enfin "Zoro" ou "Luffy".
Personnages présents : Ludivine, Roronoa Zoro, Lord Cutler Beckett, L'équipage du Find My Name,Bruno Chevalle, James Norrington, le colonel à la fumée (Smoker)

JANE
NIJI

Dessin et texte de Niji

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 14:44

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:20

Ludivine - [Capitaine Night Wish]

Ludivine - [Capitaine Night Wish]
L'homme ne réagit pas.
Dans la lumière,
elle ressemblait à un démon de la luxure.
Son manteau voletait autour d'elle,
et le sang qui coulait de son tentô
tombait en gouttes régulières sur le sol.

Capitaine du Find My Name
Ludivine
Night Wish
Seigneur Pirate de La Confrérie

Dessin de Niji

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 15:02

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:23

~Chapitre n° 5 des Kaizoku Chronicles~ [Le début d'une fin et d'un commencement]

~Chapitre n° 5 des Kaizoku Chronicles~ [Le début d'une fin et d'un commencement]
"Les préventions météologiques de Grand Line sont à prendre aux sérieux, merde ! Ne sortez pas avec l'Aqua Laguna, à part si vous voulez mourir..."
Voilà ce que leur avait dit Franky, un cybord de Water Seven. -Cyborg...On trouve vraiment de tout décidément ici, pfuuu, n'importe n'awak- Ludivine avait mis de côté cette info dans sa tête. En Seigneur Pirate de la Confrérie, de la Baie des Naufragés, elle ne se sentait pas concernée par une vulgaire tempête de cette mer ridicule, tellement moins sanguinaire que les Caraïbes.
Ca la mena à sa perte.
Son arrogance mena la perte du Find My Name...
La tempète prévue par le charpentier éclata. Pas comme celle des Caraibes, qu'elle avait appris à gérer. Pas celle où les vagues étaient régulières, malgré le déchainement des élèments. Non, une tempète imprévisible. Le temps était soudainement devenu noir, la mer bleue nuit, les vagues se sont soudainement soulevées, et le vent a déchiré les voiles noires dès la première bourrasque. Le bran le bas de combat sur le pont, l'équipage s'activait, avec comme seul et unique objectif : rester en vie et, une des plus anciennes traditions pirates...Fuir cet enfer!
Ludivine courait de ci de là pour aider, rassurer, donner des ordres.
Le vent ne se calma pas, deux longue heures passa, à se battre, contre les éléments pures. Les vagues se succédaient, les heures également, et plus personne n'avait espoir en une victoire.
Ludivine l'a vit arriver. Une vague énorme. Un tsunami. Elle se contenta de verser une petite larme qui s'écrasa par terre se mélant aux gouttes de pluie. Une larme inutile car elle passa inaperçu...A quoi servira donc cette larme alors? Elle murmura :
-Messieurs. La mort sera une bien belle aventure.
Comprenant qu'ils n'avaient aucune chance de s'en sortir, les hommes se concertèrent d'un coup d'½il et décidèrent de se sacrifier. Ils aggripèrent Ludivine, l'a mis dans un tonneau en lui faisant leur adieux, et la lancèrent le plus loin possible dans la mer. Elle perdit conaissance.
Les hommes se préparèrent à la mort. Ils n'iraient pas chez Davy Jones, leur fierté de membre du Find My Name était trop forte. Ils se contentèrent de sourire férocement, ravi de dire : « nous n'avons pas peur de la mort, non ! Nous t'affrontons ! ».
Aucun survivants à cette tempète ne put raconter leur accès de courage avant leur fin. Presque aucun. Deux survivants, en faite...
*
Elle se réveilla avec l'impression d'avoir bu pendant un an entier, et d'avoir récolté la plus grosse gueule de bois du siècle. Mais non. Le vent s'engouffra dans ses cheveux, du sable se colla à son visage mouillé de larme. Elle n'était plus dans Grand Line. Elle reconnaissait le dernier port avant cette ligne de mer. Elle était revenue à Logue Town.
-Tout ça pour rien, sanglota t-elle, laissant libre court à son chagrin, pensant à ses hommes, devenu en quelques annés ses meilleurs et uniques amis.
Elle pleura la journée durant, pour se reprendre, et essayer de retourner à la vie normale. Déjà, quand étions nous ? quel jour ? Quelle heure ? Comment retrouver un bateau ?Comment gagner de l'argent ?
Ces questions se bousculaient dans sa tête. Elle mis plusieurs jours à décider de son plan d'action. Qui fut d'ailleurs confut pendant encore quelques jours. A Logue Town, elle marcha dans les rues bondées, croisant de ci de là des pirates ou marines qu'elle avait déjà rencontré auparavant. Personne ne l'a reconnut. Elle se sentait si ... seule...
Elle alla souvent dans un bar de pirate, où une petite fille au cheveux carmins et pourpres, avec deux mêches folles sur le haut de son crâne l'a regardait avec compassion et essayait chaque jour de discuter avec elle...
Mais Ludivine de pipait mot, trop désorientée, trop désespérée, trop...seule...
Un matin, où la rosée était encore fraîche, elle se mit à chanter la balade la plus aproprié :
-This is the way you left me.
I'm not pretending.
No hope, no love, no glory,
No happy ending.
(--> Mika - Happy Ending)
Elle se mit à pleurer lentement. La voix alla jusqu'au oreilles d'un officier, qui malheuresement la reconnaissa.
Le colonel Smoker sortit en courant, et trouva la jeune fille. Il hésita une seconde. Apeller la garde pour enfermer une enfant en pleurs ?Ou apeller les gardes pour enfermer une pirate sanguinaire ?
La seconde fut de trop. Elle le vit et prit la fuite. Normalement, les courses-poursuites l'excitaient. Maintenant qu'elle n'avait plus derrière elle son équipage et ses amis, pour leur beugler des ordres, pour éclater de rire après une victoire ou une ruse, pour courir avec elle tout simplement, elle trouva la vie de pirate moins amusante.
Elle vola un petit bateau, et navigua doucement, un an durant, se nourrissant de poisson et buvant l'eau de mer salée, s'arrétant quelques fois dans des petits ports pour s'octroyer une nuit dans un hotel miteux.
Pour arriver enfin à Port Royal .Elle ignorait tout de cette ville. A part que son gouverneur s'apellait Swan. C'était tout.
Elle entra dans la ville, mourrant de faim et de soif. Elle atterit dans les bas quartier, où ses formes lui coutaient quelques regard envieux. Elle s'était beaucoup développée depuis son naufrage et ressemblait plus à une jeune adulte qu'à une vraie ado.
Un vieil mendiant à l'air de truand sympathique, qui lui rapella en tout point Piru, lui offrit une pomme et du rhum. Elle se prit d'une affection désespéré pour lui, et resta une semaine avec lui, où il lui apprit plusieurs choses sur le gouverneur (sa fille allait bientôt se marier), le plus haut officier (un célibataire froid et taciturne) et les combines pour survivre dans la basse ville.
Elle décida de s'installer dans une minuscule chambre à louer, dans un grenier, le moins cher qu'on puisse imaginer (mais le plus sale). Elle faisait des petits boulots ingrats, et le soir, se rendait sur la place du village pour danser avec les jeunes dans le même état qu'elle.
Ludivine se remettait petit à petit de sa solitude, de la mort de ses amis. Elle savait qu'on ne pouvait plus changer le passé. Elle savait également qu'elle ne voulait plus être capitaine. Perdre ses hommes une fois lui avait suffit. Quand elle redeviendra Pirate, elle se ferait engager comme simple matelot. Si toutefois elle le redevient.
Elle resta un mois à gagner son argent (ou le volant), à danser et se faire quelques amitiés éphémères. Beaucoup de jeunes hommes convoitaient ses formes douces et rondes, mais elle refusait de sortir avec eux. Elle se garderait pour son premier amour -seul cliché romantique quelle s'autorisait-. Un jour, elle vit une bande de gamin sale et misérable jouer entre eux avec quelques bouts de ficelle. Elle eut pour eux une affection infinie et désespérée, et se méla à leur jeux jusqu'à les installer en rond autour d'elle, et se mettre à chanter des petites choses qui pourrait leur plaire.
Pour les petites filles, elle chanta les chansons d'amour de ses contes d'enfants pour les garçons, les chansons des combats, et des méchants. Puis plein d'autres chose. Les adultes arrivèrent, et tous se mirent à danser autour de Ludivine qui chantait à plein poumons et les enfants qui l'enlaçaient affectueusement. Plus tard, dans la nuit sombre, alors que la fête battait toujours son plein, des ombres apparurent près des festoyeurs. On entendit un :
-Rentrez tous chez vous !
Deux coups de feu. Les danseurs et chanteurs éphèmères se turent. Ludivine continua à chanter mais tout bas, comme si elle ne parlait qu'aux enfants, qui s'inquiétaient.
-Don't worry. Be happy !
Les gardes de nuits de la ville sortit de l'ombre, et ils se jettèrent sur les citoyens qui s'éparpillèrent aux quatres coins de la ville, rentrant chez eux en courant. Ludivine fit évacuer les enfants, ramassa son jô, et voulut fuir. Une silhouette sombre bloqua le passage à la jeune fille.
-Magnifique spectacle, je dois avouer, mademoiselle, vous avez une voix magnifique, mais...vous empéchez les honnêtes gens de dormir. Un petit tour dans les geôles vous ferez réfléchir à votre attitude.
Elle connaissait cette voix ! Mais n'arrivait pas à lui donner un visage. Elle sentit le souffle de l'homme. Il semblait exténué, et s'être levé en pleine nuit ne devait pas lui avoir plu.
-Honnête gens ?demanda Ludivine. Tss, tout les « honnète gens » de cette ville n'habite pas ici !Ils habitent dans les maisons de bourges, en haut, plus sur la colline !
-Ce n'est pas une raison. Suivez moi jusqu'à la prison, vous y resterez seulement une nuit si vous êtes coopérante.
-Si je paye en nature avec les gardes, c'est surtout ça ! Bande de pédophile !
La lune fut momentanément découverte, et elle éclaira le visage de Ludivine, laissant seulement celui de l'homme dans l'ombre. Il suffoqua, et bégaya :
-Vous ! Vous devriez être... Je pensais ....J'ai cru... Oh ! Vous êtes vivante ?
-Vous me conaissez ?demanda Ludivine.
Elle sentit l'homme mettre une main sur son épée, elle comprit le danger. Profitant de l'ouverture, elle prit appuit sur le sol, et sauta en l'air, passant au dessus de la tête de l'homme. Elle courut jusqu'à en perdre haleine, s'enferma dans sa minuscule chambre et s'endormit comme une souche sur son lit.
*
Ludivine se réveilla tôt le lendemain de la fête improvisée. Elle avait la tête qui tournait, la faim lui tiraillait encore l'estomac. Elle ouvrit en grand la fenêtre. Chose qu'elle aurait du éviter. La fraîcheur de la nuit fut remplacé par un air lourd et trop chaud qui lui donna un vertige.
Elle regarda la colline. L'homme qui la conaissait la rechercherait, aujourd'hui.
Cet homme mystérieux. A la voix chaude et ambitieuse. Elle l'avait déjà rencontré. Mais où ? Rien que d'y repenser, ses entrailles se nouèrent et une sensation de chaleur et de désir prit son c½ur et son cerveau.
Il fallait l'éviter. Et s'il l'a cherchait dans la ville basse, il fallait qu'elle aille ailleurs. Chez les bourges. Pas dans la ville aisée, il n'y avait pas de cachettes. Alors, il ne restait qu'une solution. Se faire engager dans une des deux maisons les plus riches de la ville. Une était au milieu de la ville aisée. C'était la maison d'un gouverneur. Mais, elle avait déjà vu de loin sa fille et l'a trouvait antipathique, ce qui la démotiva. Il fallait donc aller se faire engager comme domestique chez le plus haut officier de Port royal. Si elle voulait échapper à une marine collante, autant aller se cacher chez son propre supérieur. Il n'irait jamais chercher là-bas !
Bon, il avait quand même une longueur d'avance. Il conaissait son visage et pas elle. Mais elle avait apprit, avec Néfer, à reconaître les odeurs de loin. La sienne était assez facile à deviner. Du savon frais, une eau de parfum fruité, et un fruit exotique, souvent servi chez les militaires, la figue.
Elle regarda ses économies. Juste de quoi acheter une toilette acceptable et de se faire écrire un faux CV.
Elle descendit, paya sa logeuse, la prévenant qu'elle ne reviendrait peut être pas. La vieille femme, lui lança, peu après :
-Merci pour le spectacle d'hier, c'était magique ! Mais on vous recherche maintenant ! faites attention, mais ne vous inquiétez pas !Personne ne vous trahira !
-Merci...murmura Ludivine, rabattant sa capuche sur sa tignasse noire.
Elle fit l'acquisition d'une longue robe dans les ton bordeaux de domestique. Puis elle alla chez un poète, qui lui fit une fausse lettre de recommandation.
Elle monta la colline doucement, le c½ur jouant du tambour.
~
Le petit château était magnifique, les jardins entretenus, le parc grouillait de demoiselle et d'officier papotant. Elle sonna à la porte de service. Un vieil homme ouvrit et lui demanda, haussant les sourcils, pendant que ses yeux vitreux plongeaient directement dans le creux aux niveau des seins de Ludivine :
-Que voulez vous ?
-Hum... Un emploi de domestique. Je viens d'arriver à Port Royal, et j'ai besoin de travail.
-On est complet.
-J'ai une lettre de recommandation, regardez la, s'il vous plait.
Il attrapa le papier jauni, la parcourant déjà rapidement, puis s'arrétant sur les mots importants. Ludivine ne savait pas ce que le poète avait écrit. Elle ne savait pas vraiment lire, et elle lui faisait confiance, mais, inconsciemment, elle avait peur de la réaction du vieil intendant.
Ce dernier se mit à sourire :
-Vous êtes engagée, Mademoiselle Ludivine. Je vais vous montrer votre chambre.
Il la mena dans une petite pièce blanche, muni d'un bureau en bois et d'un petit lit. Une armoire et une lampe.
-Je vous ferais donner des draps propres, des vêtements de rechanges et une clef pour le coffre que vous avez derrière ce tableau. Vous pourrez y ranger ce grand sac génant. Il désigna un sac tout en longueur où Ludivine avait caché son jô et un tentô.
-Merci.
-Je vais faire venir une domestique qui vous expliquera ce qu'il faut savoir ici.
-Encore merci. Je vous dois beaucoup.
Il partit, et Ludivine s'étala sur le lit. Ouf ! Mission réussi.
Une jeune domestique rousse, avec des taches de son et le regard doux arriva, lui sourit et se présenta :
-Je suis Annabelle Jolim. Mais tout le monde m'apelle Anna. On m'a dit de venir t'expliquer le fonctionnement de la maison.
-Moi c'est Ludivine.
-Viens, je vais te montrer.
Ludivine la suivit dans les couloirs décoré. Anna lui montra la cantine, les bains en communs, les heures de roulement. Elle lui apprit qu'elle était chargé du nettoyage de LA chambre du château, la chambre de l'employeur.
-Tu verras, il est beau !!! Il a un de ces charmes ! Surtout sans sa perruque, mais c'est rare de le voir sans. C'est juste quand il fait le trajet de sa chambre à sa salle de bain le matin.
-Mmh, tu m'en diras tant ...
-T'as un fiancé, Ludi ?t'es tellement jolie !
-Je n'en ai pas besoin.
-Moi j'attends le grand amour, tu sais.
Le soir même, Ludivine, à l'heure indiquée, dut porter une bouillotte et un thé dans la chambre de l'employeur. Elle frappa, on lui ordonna d'entrer. Elle vit le derrière de la tête d'un homme, à la perruque blanche, entrain d'écrire à un bureau. Il grommela :
-Posez tout ça là.
-Bien monsieur.
« Je connais cette voix ». Elle sentit le parfum. Avant d'avoir pu comprendre, elle posa la tasse sur la table et voulut repartir, quand il prononca tout bas, comme pour lui même :
-Ce parfum.... Cette voix.
Il se retourna.
-Ludivine NightWish ! Je savais que vous étiez dans cette ville !!!!
-Vous !!!!

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Woilà...Niji de retour avec le passé de Ludivine...j'étais plus motivé, mais Kami m'a donné la pêche, et je compte sur vous pour faire honneur aux Kaizoku Chronicles, la plus grande aventure jamais comptée !
Merci à Marimo II (Gael) qui -par l'intermédiaire de Kami- à lu le 1er chapitre et à aimé !
PS: La petite fille du bar, c'est Niji ^___^C'est mwaaa !!!
La photo est temporaire, j'en suis pas contente, de ce dessin, mais c'est en attendant...


Je rapelle les blogs perso des deux auteurs :
Kami
Niji

Jane
Niji

Dessin et texte de Niji

# Posté le dimanche 17 février 2008 15:49

Modifié le samedi 08 novembre 2008 09:24