Chapitre 6 des Kaizoku Chronicles [Retour en 1522 - Début de l'Aventure des Mugiwara's ]

Chapitre 6 des Kaizoku Chronicles [Retour en 1522 - Début de l'Aventure des Mugiwara's ]


Mai 1522
Zoro continua sa route avec Ludivine, devant supporter tout le temps ses remarques moqueuses. Il n'avait qu'une envie, la scalper, la faire disparaître dans une tourte et la balancer à un requin...
Mais malheureusement, il était encore trop ... Humain pour le faire...Ouais, en réalité, il ne s'était pas choppé un rhume à la sauver pour devenir meurtrier de dépressives.
Et...Le peu de curiosité en Zoro le poussait à découvrir pourquoi elle était si suicidaire sur les bords.
*
-Il a pas l'air méchant, remarqua Luffy.
Un jeune homme aux cheveux d'ébènes, et aux yeux noirs brillants de malice observait Zoro, le célèbre Zoro, le chasseur de pirate, attaché à un poteau –pitoyablement, mais ça reflète bien le vrai marimo, heiiin ?, comme dirait Ludivine-, dans la cour du Colonel Morgan.
-Mais, mais !bégaya Coby. C'est un monstre ! Un sanguinaire, ne l'approche ...-Luffy avançait déjà vers le prisonnier- pas...--'
-Dis, tu veux pas faire parti de mon équipage ?
Zoro lui lança un regard noir.
-Tss, je vaux mieux qu'un vulgaire pirate, merci. Et j'en ai ma claque de cette vermine, j'men cotoie déjà assez...Surtout cette **** (insultes censurée pour les oreilles des gens de 0 à 99 ans)
-Pas un vulgaire pirate, le futur seigneur des pirates.
-Non, ils ont promis de me libérer si je restais un mois attaché à ce poteau, sans manger ni boire. Je réussirais.
*
(Quelques péripéties plus tard)
-LUFFY !!! Attention !hurla Coby.
Luffy tourna un peu la tête, ce qui lui permit de voir qu'un homme le menaçait de très près avec une lame particulièrement affutée. Il ne pouvait plus l'éviter. Zoro grogna. A peine libérer, son capitaine était déjà en danger de mort. Et il était trop loin pour l'atteindre.
Soudain, l'homme tomba à terre, un trou rouge dans le dos. Un coup de feu retentit en même temps.
Une femme aux cheveux noirs, tenus par deux couettes basses et un foulard bariolés s'avança, le pistolet fumant dans sa main. Elle portait les habits typiques des Caraïbes.
-Ah, merci, Night Wish, grogna Zoro.
Elle marqua une pause, puis s'avança encore de quelques pas.
-Je croyais que tu devais tenir un mois, Marimo-san. J'étais contente d'avoir du répit. Mais je crois qu'on est reparti pour notre duo amicale et chaleureux, espèce de sans-burnes frippées.
-Les circonstances ont changés, sale naine.
Cinq hommes armés de pistolet arrivèrent sur elle. Elle sortir un jô en bois d'acajou avec les bouts teintés de rouge par le sang d'ancien ennemis, et, en trois moulinets, abattu quatre hommes. Pour le cinquième, elle rangea le jô, et sortit sa lame. Ce n'était pas une épée comme celles de Zoro ou des marines. En réalité, c'était une épée, et les autres avaient des katanas. La différence ?La lame était plus plate et fine. Les Katanas étaient plus puissants, les épées plus précises.
Elle fit tourner sa lame et l'enfonça dans la chaire du ventre du marin , en tournant, pour que le marin souffre.
Ludivine sortit un mouchoir et nettoya sa lame en observant Luffy, puis Zoro.
-Les circonstances ont changés, tu disais ?
-Je suis pirate, saleté.
-Voyez vous cela ? Cela voudrez t-il dire que tu me fous enfin la paix ? Davy Jones bénisse ce jour !
-heureusement. Tu peux aller te suicider tranquille.
-merci bien.
Luffy s'avança vers elle et pencha la tête :
-C'est pas bien de tuer comme ça.
-T'as quelques choses à m'apprendre, gamin ? *moue*
-Non, mais, je pense que tu as du avoir une vie dure pour être capable de tuer de cette manière.
-J'ai roulé ma bosse, lâcha t-elle, haussant les épaules.
Le futur seigneur des pirates n'était pas très intelligent, mais, en revanche, comprenait très bien les sentiments des autres.
-En faite, tu es seule et triste, c'est ça ?
Ludivine tiqua, et lança un regard noir à Luffy.
-J'ai raison ?demanda Luffy à son sabreur.
Celui ci tomba au sol, épuisé, mais répondit quand même :
-Elle m'a juste dit que sa vie était ruiné, et qu'elle n'avait même plus foi en ses rêves. Mais laisse la donc crever...
-Ludivine qui marche sur Zoro et s'essuie les bottes sur sa tête en minaudant "Ouuuups, je ne t'avais pas vu!" (avec des cornes de diables sur la tête)-
-Oh, c'est grave ça...Il faut faire quelque chose. Je sais...
Il sourit.
-Chichichi ! Allons manger de la viande.
*
-La viande t'a fait du bien ?
-Non.
-Ah bon ?Moi, ça me console toujours.
-Il me faut plus que de la viande, pour me consoler, Bakaffy !
Luffy devint sérieux.
-Tu voudrais quelque chose, hein ?Quelque chose qui te rendrait le moral.
-Oui
-Je peux te le trouver. C'est quoi ?
Elle resta un moment silencieuse puis murmura :
-Ce que je veux, c'est changer le passé. Ou faire revenir un mort, au choix. C'est quelque chose d'infaisable et de mauvais. Mais je ne peux m'enlever cette idée.
Luffy s'installa dans son bateau avec Zoro, puis lui dit :
-Quand je serais Seigneur des Pirates, j'aurais de l'argent. On pourra payer un sorcier, si tu veux.
-Haha !Tu te souviendras plus de moi, quand tu seras seigneur.
-Bah si, vu que tu seras avec moi. Allez, monte.
Ludivine ouvrit les yeux.
-Euh, nan ...
-Tu sais, c'est pas dur d'être pirate. Je t'apprendrais, rigola le capitaine.
Elle réfléchit... « Si je redeviens pirate, et qu'il y a un naufrage comme celui que j'ai essuyé avec mes hommes. Et si Luffy n'était pas digne de confiance... Bah ça fait beaucoup de si... Avec ça, on ferait rentrer Tortuga dans une bouteille de rhum..."
Elle regarda le brun, puis le sabreur. Et, machinalement, elle enjamba les parois de bois du radeau.
-Cool ! alors, écoute, voici ce qu'un pirate doit faire...
*
-ne mourra...
-Tu chantes quoi ? demanda Nami, la nouvelle navigatrice de l'équipage.
Un petit séjour dans le village où créchait Baggy le Clown, quelque droites et batailles plus loin avaient donné comme résultat une nouvelle recrue.
-La chanson des pirates. L'hymne officiel des Caraïbes, si tu veux.
-Cool !!!!!!!hurla Luffy. Je dois l'apprendre, vas-y, vas-y.
Ludivine soupira, lançant un regard vers son anneau. IL détestait cette musique, elle s'amusait à la fredonner quand IL était près d'elle. A chaque fois, IL grognait puis se laissait bercer par le rythme lent et doux.
-Le roi et ses pairs, ont enfermés la reine. Dans un bateau de plomb, nous naviguons et par ses pouvoirs, moi et mes frères vogueront.
Yo Ho ! Sur l'heure, hissons nos couleurs. Hissez haut ! l'âme des pirates, jamais ne mourra !

-Woah... s'extasia Luffy. C'est vraiment une chanson de pirate ça !
-Oui... Ca c'est sûr.
« Enfin de compte, c'est peut être mieux de ne pas être capitaine, pensa Ludivine. Moins de responsabilité. Et ce n'est pas pareil que sur les Caraïbes. C'est plus...cool. Moins stressant. Peut être que je vais me plaire ici. »
*
*
(Un canonier plus tard)
Les petites déclarations des Mugiwara's avant d'accoster sur une petite île.
-J'ai besoin d'encre pour mes cartes.
-J'ai besoin de tabasco pour mes armes.
-J'ai besoin de rhum. (x 2)
-J'ai besoin de viande.
( A noter que la déclaration concernant le rhum, prononcé par un épéiste et une ancienne seigneur pirate en même temps ont engendrer une mini-bataille qui a comme sujet « Ne dis pas pareil que moi !!» « Tu crois que ça m'amuse de copier une naine ? »)
Nami, en bonne navigatrice, accosta sans emcombres sur une petite plage, mais, comme personne ne se décidait, elle déclara, autoritaire :
-On peut pas se permettre de tous y aller. Ca prendrait trop de temps. Un de nous va être désigné. Alors, je met déjà mon véto sur Luffy. Il s'attire des ennuis plus vite qu'il engloutit son repas. -C'est dire-
-Je confirme pour Luffy. Je ne peux pas y aller, je suis pris de ma maladie « Impossible de quitter seul le bateau sur une contrée inconnue aigüe ». Un fléau.
-Donc, pas l'abruti de capitaine, récapitula Nami.
-Merci.
-C'est pas un compliment, précisa Zoro.
-Pas Ussop, trop trouillard pour y aller seul.
-Mais, enfin...
-Qui croit tu tromper ?lança Ludivine, indifférente.
-Bon, ce sera entre Zoro, Ludivine et moi, alors, donc...
-Pas moi, déclara Ludivine.
-Quoi ?
-Pas envie.
-tu crois que tu vas t'en sortir comme ça ?grogna Zoro.
-Oui.
Nami, ne voulant pas se mettre Ludivine à dos, comme au début de leur relation, se força à sourire :
-Donc, entre Zoro et moi. On va jouer au Jan Ken.
Ludivine rigola méchamment :
-On parie que l'algue va devoir sortir de son corail pour aller acheter les provisions de tout le monde ?
-Ta gueule, Night Wish !!!!!
-Dans tes rêves, marimo.
(un janken plus tard)
-Bon, je te le redit, Zoro, de l'alcool, celui que tu veux, de la nourriture, genre viande, légumes, fruits, pâtes, de l'encre de chine noire, du tabasco pour Ussop.
-Attends, juste pour le faire chier, rajoute des capotes, des tampons et des serviettes hygiéniques, proposa Ludivine, avant d'exploser de rire toute seule, imaginant la tête de Zoro qui achetait toutes ces protections.
-Je te hais !beugla Zoro.
-A ton service...
Luffy, lui, se grattait la tête.
-A quoi tu penses, Bakaffy ?demanda Ludivine, s'essuyant quelques larmes de rire.
-Qu'on est ridicule, à cinq, pour un équipage.
-C'est bien que tu t'en rendes ENFIN compte...remarqua Ussop.
-Mais on va recruter, non ? s'inquiéta Nami, dont le sentiment grandit en tombant sur le silence de l'équipage. Non ?
-Bah, vu les tarés qu'on a...remarqua Ludivine. Mais cinq, de toute façon, c'est assez pour une caravelle. Sur mon galion, au début on était que 15, et le Find My Name était trois fois plus gros que le Merry.
-Faut quand même qu'on trouve un cuisinier et un médecin.
-Evidemment.
-Alors, un chanteur et...
-Luffy ! Ecoute de temps en temps !
-Rooh, c'est bon..
-Quel cinglé...s'étrangla de rire Ludivine.
Zoro fronça les sourcils.
-Arrête de te forcer à raconter des conneries et à rire, ça sonne faux. On a tous comprit que t'étais vraiment pas nette dans ta tête.
Ludivine se planta face à lui, et lui tapota le torse du jô.
-Mais, mon cher marimo, si tu me voyais VRAIMENT tirer la gueule, tu n'aurais qu'une envie, te suicider aussi. C'est également pour votre bien que je joue le jeu.
-Et on t'es reconaissant, sourit gentiment Nami.
-Encore heureux, répondit Ludivine en haussant les épaules.
-Bon, toujours pas parti, Zoro ?demanda Ussop.
-Toi...
*
« Bon, j'ai la bouffe, le tabasco de l'autre pinocchio, l'encre, le rhum –le plus important-. Pour ces capotes et compagnie, elle se les pondra elle même, l'autre naine. »
Zoro, son sac de voyage remplit de provision sur le dos, déambulait depuis quatres heures en ville –sachant qu'une personne dont le sens de l'orientation est normalement constitué n'aurait mis qu'une heure à venir, faire les courses et repartir-.
« Putain de ville. Trop compliqué, y a des rues partout ! »
L'équipage n'était pas au courant de son sens de l'orientation légèrement défectueux, pour ne pas dire inexistant. A sinon, ça aurait été Nami qui aurait été de corvées.
« J'aurais du leur dire avant, ils m'auraient pas fait chié... »
Dans la rue principale, déserte, il laissa son regard flâné sur les petites rues perpendiculaires sombres et mal famée, contrastant avec la rue de pavés blanc et éclairée où il se trouvait. Il s'arrêta soudain. D'une rue de sa droite, étroite, où la lumière était rare, emcombrée de vieux tonneau, et cajot vide, s'élevait des éclats de voix. Perdu et curieux, il s'y engagea, une main sur le Wadô Ichimonji.
La ruelle débouchait sur une place, toute aussi sombre que la ruelle, et tout aussi glauque.
Sauf qu'une trentaine de personnes s'y tenait. En rond, tous des gueules de Yakuzas croisé avec de la mafia chinoise. A la limite, ces voyou de la pire espèce ne l'intéressait pas. Il en bouffait tout les jours à son petit déj', des samouraïs du genre...
Mais quelque chose attira son regard. Comme un aimant, il n'arrivait pas à détourner ses yeux de la frêle silhouette, accroupie au milieu des yakuzas.
« Une jeune femme sûrement, à en juger par sa taille »
Elle portait une cape noire de velour qui lui cachait tout le corps, et une capuche aussi sombre qui masquait son visage, le faisant disparaître dans l'ombre. Seule quelques mèches d'un rouge carmin sur la pointe, puis qui continuaient dans un pourpre soutenu s'en échappait. Un arc d'acajou dans sa main droite, un carquois de cuir dans le dos, elle restait stoïque malgré les huhuments des bandits :
-Alors, poupée ?
-Tu prends combien pour la totale ?
-Montre nous en plus !
-Une miche, juste une !
-On te f'ra aucun mal !
-j'en doute, grogna t-elle.
-Allez, poupée.
- Il y a deux choses dans ce monde que je dénonce franchement comme être des fléaux. La connerie et le fait qu'on me prenne pour une femme. Vous venez avec vos remarques si délicates et faisant preuves de tact, combiner les deux.
Elle ou Il, enfin, la personne s'était redressée, de sa petite taille, et jetait un regard meurtrier aux intrus. L'ombre de son visage ne cachait rien de la brillance des perles qu'il avait pour yeux. Des perles violettes.
Le chef des Yakuzas fit un pas en avant et se redressa de sa (haute) hauteur.
-T'es un mec, p'tit con ? Tu vas morfler...Allez y, les gars !
Zoro resta abasourdi. Un homme, cette personne ? Une voix si claire ?
Ses yeux, d'un violet si étincellant sur le bord, et d'un blanc éclatant au milieu ?
Et les battements de c½ur qu'il causait à Zoro ?
Et c'est un homme ?
D'un mouvement souple, fluide, il attrapa trois flèches aux plumes multicolores, banda l'arc, et le pointa vers le ciel en murmurant des choses en chinois. Le mouvement avait eu don de faire tomber la cape et la capuche. Zoro distingua sur un corps mince d'adolescent une tunique à col maoh noire, descendant au genoux, porté sur un large pantalon de soie violette pâle. La tunique avait des manches longues, mais on distinguait une protection en cuirs sur un des bras blanc.
De là où il était, Zoro ne distinguait pas son visage, juste les diamants de ses yeux, une cicatrice sur la joue droite, et des cheveux en mèches fluides, lui tombant sur les épaules. Deux antennes pointaient sur le haut de son crâne. Quand il se tourna un peu, Zoro remarqua l'idéogramme japonais du rêve en rouge sang, brodé dans son dos.
D'un geste presque imperceptible, il lança à la suite les trois flèches en l'air alors que les Yakuzas s'approchaient en gueulant, katanas levés. Seul cinq, dont le chef restaient en arrière.
-Quinze avec trois flèches ? t'es Malade ?cria t-il à l'intention de l'androgyne. Je vais t'aid...
-Ta gueule ! Je me débrouille toujours seul ! -Japonais très approximatif et accent chinois dominant-
Zoro allait s'approcher quand même, mais, soudain, il fut stoppé de stupeur. Les quinze Yakuzas tombèrent les uns après les autres, frappés au c½ur par les trois flèches qui fondaient tels des rapaces sur le torse des hommes.
-Impossible...souffla Zoro, interdit.
C'était rare que quelque chose l'étonne autant, surtout entre un abruti élastique, une arrogante suicidaire, une radine rousse et un pinocchio mitomane. Mais là !
Les quatre Yakuzas qui protégeaient le chef, étonnés, se jetèrent sur lui. Il rangea son arc dans son dos, courut vers eux. Sa vitesse les prit en traitre. Zoro siffla d'admiration. Une championne. Merde, UN champion. UN...
L'adolescent administra un coup dans la nuque du premier, et, retournant sa propre dague, lui entailla le ventre. Il plia son genou très haut pour tendre sa jambe au maximum et l'abattre dans les parties sensibles d'un gras mafieux. Il saisit les deux bras d'un grand maigre, sauta par dessus lui, et lui tira d'un coup sec les deux membres qui craquèrent. Le dernier, elle lui enfonça simplement une flèche prise dans le carquois dans l'estomac. Pour le chef, elle rebanda son arc. Le géant courait vers lui à pleine vitesse –qui, d'après les estimations de Zoro, n'atteignait pas la moitié de celles que le jeune chinois ( ? ) avait atteint quelques secondes avant-, alors, l'homme n'hésita pas. Zoro vit, malgré la pénombre, un sourire s'étirer sur des lèvres de gosses. "C'est juste un enfant , en faite"...La flèche se ficha sans timidité dans le poitrail de l'homme qui tomba, raide mort. Sans un regard vers les vaincus, il épousseta sa tunique, et chercha du regard ses flèches. Il les repéra et alla les chercher, enjambant les cadavres. Il les essuya dans un mouchoir déjà rouge vermeil, ce qui témoignait de ses activités probablement douteuses, et retourna près d'un énorme sac de voyage en grosse toile. De dos, il demanda :
-Qui es tu, pour m'observer depuis tant de temps ?
Zoro plissa les yeux :
-Au moins, moi, tu me fiches pas une flèche en plein c½ur...
-T'as pas vraiment l'air hostile, répondit-il, haussant les épaules.
Zoro avança un peu, et, d'une voix qu'il espérait détendu, déclara :
-Je suis pirate. Et, je dois t'avouer, j'ai été...bluffé par ta force ! Si tu venais avec moi, tu sais, mon capitaine –un abruti, soi dit en passant- t'engagerait sans aucun doute. Veux tu me suivre ?
-Non.
-Direct, franc, j'aime ça. Battons nous !
L'homme relacha la lanière de son sac. Zoro n'arrivait toujours pas à distinguer son visage en entier, une partie était toujours ombrée. Il n'arrivait pas à savoir l'expression qu'il arborait.
-Quoi ?
-Si je gagne, je t'embarque.
-Tu n'arriveras pas à me toucher.

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Woilà, woilà...Niji come back, avec le nouveau chapitre...Je fais un break dans le passé de Ludivine pour vous laisser de la surprise -accent américain- pour plus tard...On revient au début de l'aventure...
Donc wala...
Merci à Galian et Baka D. Sensei...
Et ramener du monde !!!! *cri du coeur* -Niji désespérée que les Kaizoku's marchent pô-
Gros b'sou!
Jane
Niji

Dessin et texte de Niji

# Posté le mercredi 20 février 2008 14:49

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:30

[Roronoa Zoro]

[Roronoa Zoro]
Un petit dessin...



De mon Zoro Roronoa préféré !!!



Dessin by Niji

# Posté le mercredi 20 février 2008 14:58

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 09:01

Chapitre 7 of [Kaizoku Chronicles] ~ L'Archer, Le Ninja, Le Pirate...Cela fait beaucoup pour une seule personne...~

Chapitre 7 of [Kaizoku Chronicles] ~ L'Archer, Le Ninja, Le Pirate...Cela fait beaucoup pour une seule personne...~
"Tu n'arriveras même pas à me toucher" Tss...Prétentieux, va!
Zoro sortit deux sabres et fondit sur la silhouette qui n'avait pas bougé d'un pouce, et lui envoya des coups bien placés. Le chinois les évita tous, dans des mouvements fluides, comme s'il prévoyait où Zoro allait frapper. Soudain, à la stupeur de Zoro, il fit apparaître une aura bleue dans sa main...
-Du chakra ! Tu es...
« Ninja ! »
Et l'appuya sur le torse de zoro. Il sentit qu'il avait du mal à respirer. Pour se libérer de la technique ninja, il avança en posant sa main sur le Wadô, qu'il sortit, et fendit l'air avec, surprenant le Chinois qui sauta en l'air et recula, étonné, un filet de sang coulant sur sa joue.
L'épéiste se rendit compte qu'il voyait enfin son visage en entier. Il abaissa son sabre de surprise, et, la bouche ouverte, regarda le ninja sans pudeur. Profitant de sa déconcentration, le chinois banda son arc à la vitesse de l'éclair, lança en simultané deux flèches. Zoro se sentit comme aspiré en arrière. Sa tête heurta le mur, et un peu sonné, il comprit que les flèches l'avaient attachés de part et d'autres du mur, les projectiles lui trouant son tee shirt, sans pour autant le blesser.
Mais grâce à sa musculature, Zoro s'arracha de l'emprise des flèches, courut et plaça le Wadô sous la gorge du chinois, qui plaça une flèche entre sa peau et la lame, mais un temps trop tard. Si Zoro avait voulut, il l'aurait tué.
Et d'un coup, Zoro éclata de rire. Il rangea le Wadô et recula.
-Pourquoi tu rigoles ?grogna le ninja, rangeant sa flèche, les joues rouges de honte.
-Je croyais que je ne pourrais pas te toucher, gamin!
-Baka ! Si j'avais voulut te tuer en même temps que les Yakuzas, j'aurais pu !
-C'est vrai. Mais tu l'as pas fait ...Donc, tu perds !
-Toi...*mode dents pointues*
Son visage...
Il a la peau si blanche. Comme les poupées de collection chinoise. Ses yeux étaient en amandes, bridés. Ses sourcils n'étaient que de petites taches qui surmontaient ses paupières, et ses joues naturellement rosies l'étaient encore plus par le combat un nez droit, et une magnifique bouche rose, avec les coins remontés, pulpeuses.
Un homme ?
Deux oreilles pointues...Les ninjas ont des ancêtres elfes. Des cheveux si soyeux, si fluides, qui se mouvaient tels des serpents au gré du vent.
Un homme ???!!!
Son corps était vraiment fin, il était jeune, et vraiment pas musclé.
-T'es vraiment un homme ?ne put s'empécher de demander Zoro, haussant un sourcil.
-Oui. Je déteste qu'on me traite de femme, mais traite moi autant d'androgyne que tu veux. Je m'en moque.
-'M'en fous de ça, toute façon. "Mais c'est pas un homme quand même, pensa t-il"T'es fort. Je pense que tu as ta place sur notre navire.
-T'es pas capitaine, pourtant ?
-Second. Et épéiste.
-Je vois ça, merci, dit-il en montrant du doigt les sabres de la ceinture de Zoro.
Le ninja s'autorisa un petit sourire
-Qu'est ce qui est si drôle ?
-Bah, pas mal de truc. Ta couleur de cheveux, déjà...
-Ah ! c'est bon ! Commence pas !
-Non, mais, bon dis comme ça, je vais paraître arrogant...
-Jamais autant que l'autre naine...
-Hum ? Enfin, bon, je suis quand même assez fort, donc, ça me fait bizarre de rencontrer un adversaire comme toi.
-Mon capitaine est plus fort que moi.
-Waoh !
Zoro retourna près de l'entrée de la ruelle quand le chinois était reparti chercher son sac.
-Ton nom ?
Le bretteur sourit. Intérêt, interêt, s'il s'intéresse, il y avait une chance de le-la ramener sur le navire. Enfin, Zoro se foutait de s'il était ou pas un homme, en faite. Du moment qu'il se battait bien et...Ouais, mais c'est une femme quand même, merde!
-Roronoa Zoro. Ancien chasseur de ...
-Pirate, je te connais, de nom bien sûr...AAAH ! Roronoa ? Je me suis battu contre Roronoa Zoro ? T'aurais pas pu me prévenir, Baka, que je sorte direct le grand jeu ?
-Et toi ?
-Quoi, moi ?
-T'es bien jeune ...Tu fugues ?
-J'ai 14 ans.
-Tu fais moins.
-Merci...=.=" Quoi, carrément moins de 14 ans?
-Ton nom, gamin ?
-Pourquoi veux-tu de moi sur ton navire ? ET M'APELLE PAS GAMIN ! *dents super pointues*
Zoro sourit, et ne répondit pas. L'homme s'approcha un peu, le sac sur l'épaule, puis lança :
-Je me nomme Artemis.
Il sortit de la rue, Zoro lui emboitant le pas.
-C'est pas un nom féminin, Artemis ?
-Ta gueule ! C'est mixte ! Bon, où est notre bateau ?
Un sourire illumina le visage de Zoro. Il n'eut –à sa grande surprise-aucune honte à lui dire qu'il n'en savait foutrement rien.
*
Nami descendit du bateau par la corde, suivit de Ludivine, qui, elle, sauta du pont jusqu'au sable. La rousse s'avançait à grand pas vers le jeune sabreur qui contait fleurette à je ne sais quelle adolescente. Ludivine, elle, les mains dans les poches, la suivait gaiement, en proie de questions existancielles :
« Est ce que le marimo aura t-il osé acheter les tampons ? »
« Qui est donc cette jeune personne qui parle à cette algue sans être dégoutée de la molasseur de la matière ? Serait-elle un de ces poissons qui bouffent ces végétaux ? »
Enfin, bref, Nami et Ludivine s'arrétèrent devant les deux nouveaux amis. La navigatrice fut bluffé par la pureté de la jeune adolescente. Ludivine, elle, montant les épaules, eut une « moue Sparrow » en remarquant que cette personne, comme les autres était une bonne orientale. Pas japonaise, mais chinoise. Mais orientale quand même. Tss. Et l'Occident, dans tout ça ? Elle aimerait tant trouver quelqu'un avec qui parler le Français.
-Putain...grogna t-elle.
-Quoi ? Tu te plains ENCORE, sale naine ?
-Ta gueule, le goémon ! Et mes tampons ?
-Va te les foutre dans le cul !
-Non, dans la chatte, désolée, mais je crois que tu manques de culture générale. Ce n'est pas par le cul que coule les règles et...
-Ferme la !!!!!!!!hurla t-il, excédé.
Artemis observa Ludivine, et lui demanda :
-Je me trompe, ou tu as un accent français ?
-Tu te trompes pas, p'tite poupée de porcelaine.
Une veine apparut sur le front de la « petite poupée ».
-Je suis un homme. M'apelle Artemis.
-C'est un nom de femme. La déesse grec de la Chasse.
-Mixte.
-T'es une femme.
-Non, un homme.
-Pour moi, tu seras une femme, ça se voit, je paris que tu met des bandages pour cacher le peu de poitrine d'adolescente que tu as, confirma Ludivine, haussant les épaules, et faisant demi-tour.
Artemis -super rouge- interrogea du regard Zoro qui soupira :
-C'est une sale pirate arrogante. Tu comprendras bien assez vite. Elle est dépressive mais le cache en se moquant du monde.
-Non, c'est pas ce que je te demandais...
-Quoi ?
-c'est bien Ludivine Norrington ? NightWish ?
-Ah oui...
-Putain, la célébrité ! Mais elle a sale caractère...
Nami intervient, papillonant :
-Les présentations, Zoro ?
-Nami, Artemis.
-t'aurais pu faire mieux, grogna la rouquine.
-Genre quoi ? Nami, radine de première, calculatrice en qui je n'ai pas confiance, je te présente Artemis, que je connais depuis moins d'une heure, espèce de taré ninja archer qui a massacré à lui seul trente yakuzas ?
Artemis fit un grand sourire à Nami.
-Enchanté. Zoro m'a proposé de me joindre à vous.
-Mais quelle bonne idée !!!! Pour une fois que tu en as, Zoro...Des idées je veux dire.
-C'est ma fête aujourd'hui ?
-Faut croire, heu, comment Ludivine t'a appelé ? Goémon ?
-Non, c'est Marimo, la plupart du temps. Mais tu n'est vraiment pas une fille?
-Allez tous vous faire foutre, grogna Zoro en allant à la rencontre de Luffy.
-ZORO ! Y a Ludi qui m'a dit que t'avais ramené un homme qui s'apellait Androgyne !
Ludivine hurla, sur le merry :
-J'ai dit que c'était un androgyne, pas qu'il s'apellait androgyne, Abruti de Bakaffy !
-C'est quoi un androgyne ?demanda Luffy, observant Nami et Artemis qui s'approchait.
-Un mec qui ressemble à une fille.
-Ah ! C'est simple à comprendre. C'est cool.
-T'es le capitaine ?demanda Artemis.
Ussop bouscula Luffy, et tendit sa main au ninja :
-Enchanté. Je suis le grand capitaine Ussop, j'ai 8000 hommes sous mon commandement...
-...
Luffy se redressa, et sourit bêtement :
-Je suis le capitaine, chichichi !
-Enchanté. Artemis.
-A tes souhaits. Moi c'est Luffy, et toi ?
-Artemis...répéta t-il, sans se démonter.
-C'est bizarre.
-Si tu le dit...Alors, Luffy...Veux-tu de moi dans ton équipage ?
-Bien sûr.
Artemis resta les bras ballants.
-Sans savoir pourquoi ?
-Mais, enfin, il y a déjà plein de raison !rigola Luffy. Déjà, Zoro a confiance en toi...
Nami, Ussop, Zoro et Artemis confirmèrent de la tête, ignorant Ludivine gueulant :
-Moi, rien que pour ça, j'utiliserais son corps pour un sacrifice humain ! La confiance d'une algue, c'est pervers !
-Après, parce qu'on a l'air con à cinq, alors que six, ça sonne mieux ! Et puis, parce qu'il a un prénom bizarre, et que c'est un andrygone !
-Androgyne, soupira Zoro, se sentant très las.
Nami et Ussop avaient honte de leur capitaine, et Artemis rigola gentiment.
-Je peux vous faire office de chanteur et musicien, pour un petit moment.
Les yeux de Luffy s'illuminèrent.
-Vrai ?
Pendant que les quatres nouveaux amis parlaient musique, Zoro était remonté sur le bateau. Il avait posé les courses sur le pont et observait Artemis de loin. Pas très grand pour son âge. Il allait lui faire baver des haltères, un peu, tu vas voir qu'il va prendre du muscle, le-la Artemis !
Ludivine attrapa une bouteille de rhum dans le sac, et, repartant s'asseoir plus loin de sa démarche branlante, elle demanda :
-Depuis quand les algues épéistes sont-elles homosexuelles -si tu croies qu'Artemis est un homme-?
*La scène qui suit cette remarque ne sera pas décrites ici pour cause de violence...*
Le soir venu, les cinq anciens, en pyjama sur le pont, attendait qu'Artemis reviennent de la douche pour leur chanter quelque chose. Entre Nami, en nuisette courte, Ludivine, en chemise ouverte et short bleu, Zoro, ayant juste garder son pantalon, le pyjama rayé d'Ussop et le short-débardeur rouge de Luffy, les Mugiwara's ressemblaient à des adolescents à une pyjama party. Artemis débarqua sur le pont, un étui à la main. Malgré la chaleur étouffante de la soirée, il avait un long pantalon noir et une tunique violette, toujours à col maoh, très large, avec des manches évasés et une capuche en lutin.
-Pas trop froid, non ?se moqua Zoro.
-je suis frileux.
-On voit ça.
-Joue nous ton truc qu'on aille se coucher, j'ai mal au crâne, gamine, gémit Ludivine.
-Si t'es pas contente, la naine, tu te casses et tu nous fous la paix.
-Ca te ferait plaisir ?
-Tu peux pas savoir...
-Alors je reste.
-Taisez vous donc !ordonna Nami. Arty, vas-y, on t'écoute. C'est un violon que tu as là ?
Artemis sourit gentiment, et demanda :
-Quelle genre de musique vous aimez ?
-Pirate, grogna Ludivine. Où ça parle de rhum, de viol et de...
-Ta gueule, la coupa Zoro. N'importe. Des trucs entraînants pour ma part.
-Pas de musique de fou !se plaignit Nami. J'aime bien les musiques douces.
-Le traditionnel, c'est pas mal aussi, remarqua Ussop.
-J'en connais pas !rigola Luffy.
-Bon, vous aviez raison, je vais choisir. ^^"""
Il sortit son instrument, le posa sur son épaule, réfléchit quelques instants.
Il se décida et saisit son archer, en précisant :
-Cette chanson n'est pas à jouer au violon, normalement, mais je l'ai adapté. C'est entraînant, le violon rajoutera le traditionnel, c'est calme parfois, mais ce n'est pas de pirate, désolé, Ludivine.
-On verra si je te pardonne, fillette...
Il fit glisser les premières notes qui résonnèrent dans les oreilles des mugiwara's. L'archet glissait sans fausse note sur les cordes, le son n'était pas strident, mais s'incrustait réellement dans l'instrument, lourd et velouté à souhait. Artemis s'arréta pour commencer à chanter.
Now the day has come, We are forsaken,There's no time anymore, Life will pass us by, We are forsaken,We're the last of our kind...” (Forsaken-Within Temptation)
La voix était claire, cristalline, montait facilement dans les aigüe, posait les graves plus calmement.
Il finit par cette chanson par la phrase :
« The day has come » et l'équipage manifesta sa joie par de grand cris.
Nami :
-Waoh, Artemis ! Tu as un don ! C'était si beau !
Luffy :
-Chichichi ! Une autre, une autre ! J'adore les chansons où je comprends rien !
Ussop :
-Oh, évidemment j'ai tout compris, moi, Luffy, tu ne savais donc pas que je parlais, euuuh, c'est bien l'anglais ?
Ludivine :
-Moi j'ai vraiment compris, je parle l'anglais. C'est une chanson des rues basses d'Amérique du Sud, « Forsaken ». Bien, bien, mais c'est pas avec une voix comme ça que tu vas me prouver que t'es pas une fille.
Artemis : =.="
Zoro :
*en proie à des questions existancielles sur sa véritable sexualité*
Artemis rit à gorge déployée, et s'executa, essayant de varier les plaisirs.
Trois heures après, on décida d'aller se coucher. Nami et Ludivine regagnèrent leur chambre, et Artemis suivit Zoro, Ussop et Luffy dans la porcherie qui leur servait de dortoir. Alors que les deux gamins avaient déjà commencer la bataille de polochons quotidiennes, Artemis, mitraillé de coussin des deux côté, regardait Zoro lui sortir un hamac, lui accrocher au plafond, et lui sortir une couverture et un oreiller.
-Vos gueules, les ados !brailla t-il. Bon, Arty, faut pas chercher, on a que ça, c'est de la merde, on y dort mal, mais on y dort, faut pas être chochotte. Le seul matelat est réservé au cas particulier, genre blessé grave, et le futon de la salle d'arme est réservé à mes siestes.
-Je ne me plains pas.
-Bon...
Quand Luffy et Ussop s'étaient enfin calmé, et mit au lit, on éteignit les lampes. Dans le noir, Ussop, hésitant, tenta quand même :
-Artemis, t'as grandi où ?
Luffy se redressa –trop vite, car il s'explosa la tête par terre, en renversant une pile de conserve et ce qui arracha à la chambre voisine un « Moins de bruit, les mecs » et « Ta gueule, Bakaffy, ou je te fais bouffer une serviette trempée de sueur de l'autre marimo, Non, mais oh, bordel, faut pas faire chier* (*en français) !-.
-Ouais, Arty, on connaît pas ton passé. Tu veux apprendre les notres ?Alors, baaah, les filles, on sait pas, parce que Ludi nous fait des yeux qui font peur à chaque fois qu'on en parle, et Nami veut pas nous en parler, on sait juste qu'elle hait les pirates. Ussop, son père fait parti de l'équipage de Shanks –c'est mon pote, Shanks- et, baaah, chais pas. Zoro, bah, il est escrimeur et il a fait une promesse à chais pas qui comme quoi ce serait le meilleur, et moi, bah, j'ai bouffé un fruit du démon.
-V'là les résumés...soupira Zoro.
-Il connaît tout de nous, là, c'est sûr, se moqua Ussop.
Artemis attendit un peu, puis, d'un ton désolé, leur apprit :
-Je...Je suis amnésique depuis mes...douzes ans. J'ai atterit dans un navire orphelinat après –je suppose- une mauvaise chute. Je m'en suis enfuit à cause des dés..Enfin, j'ai du partir, j'ai vécu...Sur une île quelque temps et maintenant, je vis en ermite, quoi...
-Tu te souviens de rien.
-Non. Désolé.
-Pas ta faute.
Cette déclaration rendit à la pièce son silence bien mérité. Quand les ronflements des trois anciens se firent entendre, Artemis sortit à pas de loup de son hamac, étouffant un « Xiao* » (*Putain en chinois) quand il se prit les pieds dans des assiettes non lavées que luffy a ramené pour ses encas de minuit.
Il sortit de la chambre, en utilisant un chakra pour éviter que la porte ne grince. Sur le pont, il respira l'air frais, et alla se placer à côté de la tête du Merry. En lui caressant la tête, il regarda les étoiles. Mélancolie. Nostalgie. Il se mit à chanter :
« Os justi meditabitur sapientam, , Et lingua ejus loquetur judicium. Beatus vir, qui suffert tentationem, Quoniam, cum probatus fuerit, accipiet coronam vitae. Kyrie ignis divine eleison. O, quam sancta, quam serena, quam benigna, quam amoena,si O, castitatis lilium »
Il baissa la tête comme si la lumière des astres l'éclairait trop fort.
-Peut être qu'ici j'oublierais cette musique.
De la vigie où Zoro s'était vite caché quand Artemis ne regardait pas, il vit couler des larmes translucides sur le visage blanc et pure du jeune homme-femme.
Les quelques vieilles références scolaires de Zoro avaient reconnues du latin. La chanson était triste, comme si elle portait en elle tout les malheurs du monde. Tout les vices des hommes. Artemis ne resta pas longtemps sur le pont, il regagna bientôt la chambre, laissant Zoro seul à ses questions.
« Je découvrirais ton passé, Artemis. Tu n'auras jamais ma confiance totale avant, tu caches trop de chose en toi »

Résultat de la première soirée d'Artemis :
Luffy : Pense que c'est un homme.
Ussop : Pense que c'est un homme.
Zoro : Aaaaaaaaaah ! Poser pas la question, je m'en fous...Enfin...AAAAAH !
Ludivine : Pense que c'est une femme.
Nami : Idem

-------------------------
Wala Wala
^^

JANE
NIJI-CHAN QUI VOUS N'M

Dessin et Texte de Niji

# Posté le mercredi 27 février 2008 14:39

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:41

Chapitre 8 of [Kaizoku Chronicles] ~La Baratie~

Chapitre 8 of [Kaizoku Chronicles] ~La Baratie~
Une semaine plus tard...
-Où est le sac de nourriture que j'ai monté de la réserve ce matin, Zoro ?
-Je l'avais laissé sur le pont et j'ai demandé à la naine de le ranger.
-Ludivine ?
-Je l'ai filé à Ussop, et Zoro tu n'es qu'un sale con.
-Ussop ?
-Je l'ai filé à Luffy.
-Luffy ?
-J'ai tout mangé, pourquoi ? =D.
En moins de temps qu'il ne faut à l'auteur pour le marquer, Luffy était déjà allé rejoindre les fonds marins, pour découvrir si l'Atlantide existait, mais comme il ne l'a trouvera sûrement pas dans East Blue, il allait tout simplement servir de nourriture au piranha du coin.
Artémis demanda à Nami s'il y avait quand même d'autre réserve de nourriture, histoire de dire qu'ils sont sur un vrai navire, avec de vrais gens responsable de ces choses qu'on peut définir comme « importantes »...La bouffe quoi !
-Non. On a tout utilisé pour le repas d'hier soir, eut honte d'avouer Nami. On n'est vraiment pas gâté avec ce...
Le capitaine en question était revenu sur le bateau grâce au bras musclé de Zoro, et crachait de l'eau partout sur le pont, le ventre aussi gonflé qu'après un de ces « repas normal », donc un festin pour une personne normalement constituée. Ludivine remarqua :
-On se croirait sur le pont du Find My Name quand on traversait les ouragans tropicaux.
-...Capitaine...finit Nami, dans un souffle. Oh, j'en ai marre. Non, vraiment.
Quand Luffy fut en état de parler, il demanda à Nami :
-Hééé, Nami, tu sais, le rôti d'hier, que Zoro avait acheté il y a une semaine, dans la ville où on a péché Artémis...
-Merci, j'ai toujours rêvé à ce qu'on me compare à du poisson, lança Artémis dans un sourire crispé.
-De rien, Arty, si t'aimes tant ça, je te comparerais plus souvent à des poissons alors !
- =___=''
-Oui, je voulais t'en parler, Zoro, remarqua Ludivine, toute sérieuse d'un coup. Tu es allé le chercher chez le boucher ? Chez un vrai boucher ?
-Bah, oui. C'est toi-même qui m'avais dit que les trucs de supermarchés n'étaient pas terribles !
-Et comment ils ont réagi quand une algue leur a demandé de la viande ? Ca n'a pas perturbé leur théorie que les fruits de mer étaient végétariens ?
*Course poursuite entre le marimo et la naine avec grognements indignés de Zoro et rires et insultes de Ludivine*
-...On pourrait le faire cuire ce midi ?finit enfin Luffy.
-Tu le fais exprès ?rigola nerveusement Nami. A cause de toi, il n'y a PAS de bouffe ! Kaimu !
-Plus rien, cria Ludi, toujours coursée par le marimo.
-Nada, renchérit Ussop.
-Wu, fit Niji en secouant la tête.
-Oh ?
-Non ! Pas de bouffe ! Tu as tout mangé ! Dont le rôti !
-Quoi ? Je l'ai mangé ?Je m'en suis même pas rendu compte dis donc. Mais, ça veut dire...Rien à manger ?
-Rien.
-Je vais mourir ?demanda Luffy à Artémis.
-Si ton rythme est de cinq repas par jour, oui, probablement d'ici ce soir... Tu veux que je te promette de reprendre les rennes jusqu'au One Piece ?
Le capitaine partit pleurnicher dans son coin, puis, approximativement deux secondes et demi plus tard, s'amusait avec le canon.
Ludivine –qui avait, grâce à une fourbe techniques, réussit à faire basculer Zoro dans le vide (pas de précision mais quand ils étaient près du bord, Ludivine a fait semblant de vouloir l'embrasser. Il en a tellement était pétrifié qu'elle n'a eu qu'à lui faire une pichenette pour qu'il tombe à l'eau)- se plaignit :
-Un seul canon ? Comment on fera pour les canonnades ? C'est mes trucs préférés, dans les abordages.
Luffy, tout sourire, fit exploser son boulet de canon dans le vide, ratant de vingt mètre le rocher qu'il visait :
-Abardoge ? Cananode ? C'est quoi ça?
-Mon dieu...Laissez moi me pendre.
Zoro, qui remontait, trempé, des algues dans les cheveux, hurla :
-Non ! Laissez moi LA pendre !
-Tu veux me prendre ? Oh, coquin ! fit Ludivine, se dandonant comme une lycéenne timide.
-Conasse ! Non, te pendre, te crever ! Crève, charogne ! Je suis trempé, et j'ai des trucs dans mes cheveux !
-C'est des algues, remarqua Ussop.
-Alors ne traite pas tes frères de « trucs » enfin !s'indigna Ludivine.
Ussop, s'éloignant des deux ennemis, poussa Luffy en lui demandant s'il pouvait essayer.
Il visa, et abattu la cible du premier coup.
-Suuuuge, Ussop ! Je te nomme canonnier !
-Cool, Ussop sert enfin à quelque chose, conclurent en c½ur Ludivine et Nami.
-Vous lui parlez durement...remarqua Artémis. Moi j'aime bien quand il me raconte ses débilités.
Nami, tout de miel, lui fit de grands yeux langoureux :
-Oh, Arty ne dit pas ça...
« Hé hé, aucun homme ne résiste à mes yeux, comme ça...Il va détourner le regard dans 3...2...1»
Mais Artémis soutient son regard, tout sourire. Nami n'eut pas le courage de fixer trop longtemps la pupille blanche du jeune chinois, elle détourna d'elle même son regard. C'était vraiment dur à supporter, en réalité, car tout le monde avait l'habitude –normal- de fixer de gens aux pupilles noires, car c'était commun à tout le monde. Mais Artémis, lui, les avait blanches. Et l'iris violet. Et c'était impossible à fixer.
« Beuh...C'est vraiment une fille alors...Dommage, j'aurais bien voulu avoir du succès auprès du seul potable du bateau. Bon, Zoro est pas mal, mais trop rustre et bourrin sur les bords. Ussop, faut pas en parler. Et Luffy, trop con ».
Zoro, qui s'était enfin débarrassé de Ludivine, s'approcha d'Artémis, et lui demanda de lui expliquer un peu comment il entretenait son arc. Tout sourire, Artémis s'exécuta, visiblement aux anges qu'on s'intéresse à sa belle arme.
« En faites, quand il sourit comme ça, on dirait vraiment une gosse. »
Zoro, l'arc dans les mains, sous l'½il inquiet d'Arty qui avait peur que Zoro l'abîme, observait les idéogrammes chinois.
-Ca veut dire quoi ?
-Hum ? Ah, je l'ai baptisé comme ça, il y a peu de temps. J'ai apprit que chaque arme devait avoir un nom, sauf qu'étant donné que je ne me souviens de rien de mon passé, j'ai du lui en inventer un. Je l'ai gravé grâce à ma flèche préférée. Mei Meng.
-Mei Meng ?
-Ca veut dire « Beau rêve » en vieux chinois.
-Bien trouvé... approuva Zoro. Ca sonne bien. Le nom de l'arme aide à concevoir sa puissance.
-Merci, sourit Artémis en rougissant, reprenant son arc qu'il couvait des yeux comme le plus beau des trésors.
-Donc, l'arme, tu l'avais déjà quand tu étais amnésique ?
-Oui. On m'avait retrouvé avec un sac contenant le violon, quelques fringues que j'ai dû jeté, j'ai un peu grandi depuis, pas mal d'argent que j'ai dépensé en vêtements à ma taille et en nouvelles flèches, cette tunique, une boîte à musique, et deux photos plastifiées.
-Des photos ? De qui ? demanda Nami.
-Je suis sur les deux, mais avec deux autres personnes.
-Montre.
-Euh, je préfère pas, voyez vous...J'aimerais les garder pour moi, c'est...personnel...Peut être plus tard, quand je vous connaîtrais mieux ?
-Mmh...
*
Alors que, réuni dans la cuisine, ils vaguaient à leur habituelles occupations (à savoir : Ussop et Luffy faire les cons, Ludivine et Zoro s'engueuler, et Nami essayant de parler tranquillement à Artémis), un bordel inimaginable retentit sur le pont. Entre deux craquements de bois, on parvenait à entendre :
-Venez vous battre, bande de pirate !
Le nouveau musicien et le capitaine sortirent les premiers.
-Qu'est ce que tu fous là toi ?demandèrent t-ils en c½ur, ce qui les fit sourire comme des enfants, avec toutes leurs dents blanches de sorties.
Un homme portant des lunettes noires, un Katana à la main, visiblement pas rassuré pour un sou, fit son fanfaron :
-Ah ! Tous les meilleurs pirates ont péri de MA lame ! Un gamin et une adolescente ne me font pas peur !
-Une adolescente ? Mais il se fout de moi, tu permets Luffy ?
-Vas-y, Arty.
-N'empêche qu'il a pas tord pour l'adolescente, souffla Ludivine qui était sorti elle aussi sur le pont, espérant un peu de vraie action.
Artémis fondit comme un rapace sur l'homme, et en deux trois coups bien placés, le mis au tapis, pour lui souffler à l'oreille, menaçant :
-Pour ton information, je suis un homme.
Zoro, haussant les sourcils demanda :
-Hey, le mec, sous Artémis, c'est toi, Johnny ?
Le dénommé Johnny dégagea sa tête, et son visage s'illumina :
-Zoro Aniki !
Artémis le libéra et Johnny se précipita sur le bretteur.
-Où est Yusakû ?demanda ce dernier, repoussant l'étreinte de l'homme.
-Justement, il...
On ramena Yusakû sur le bateau. Le pauvre était en très mauvais point.
-Nous nous reposions sur le rocher que vous avez explosé.
Ussop vira au vert et s'excusa platement. Ludivine lui soufflait des excuses correctes au début, puis voyant qu'il répétait les « Je m'en voudrais ma vie durant » et les « Mon acte était irréfléchis » elle lui glissa :
-Prosterne toi en gémissant : Je suis une larve !
Ussop se mit à genoux par réflexe et commença à pleurnicher :
-Je suis une larve, je suis une... QUOI ? Ludivine !
- ( XD ) Vraiment, vous êtes tous cinglés* (*Français) !
Nami et Artémis s'approcha du malade.
-Oh, il a simplement le scorbut.
-Oui, bien vu, Arty. Ussop, va presser des citrons verts. On en a dans la réserve.
-Aye Aye, Sir !
Artémis posa sa main sur l'épaule de Johnny qui sursauta. Mais il sourit gentiment en plissant ses yeux jusqu'à ce qu'ils ne forment qu'une ligne :
-Un peu de vitamine C, et il sera sur pied.
-O...Okay. Tu n'es pas une fille quand même ?
Le coin de la bouche d'Artémis tiqua nerveusement et en rigolant, il lui demanda s'il voulait encore se faire prendre une raclée.
Une fois requinqué, les deux lascars se présentèrent : « Johnny et Yusakû, chasseur de pirate ayant eu le privilège de faire équipe avec Zoro Aniki »
-Chichichi ! Zoro a toujours eu si mauvais caractère ?rigola Luffy, tout curieux.
-Tu vas pas t'y mettre aussi, nan ?grogna Zoro.
-Il allait régulièrement aux putes ?demanda Ludivine.
-NightWish !
-Bah quoi... Tu vas pas me dire que t'es encore un puceau à ton âge ?!
-Il y allait assez souvent, faut avouer, reconnut Yusakû.
Zoro lui mit le Wadô Ichimonji à deux millimètres de la gorge :
-Ta gueule ou je te refile un truc pire que le scorbut. Un allez simple vers l'au delà. Tu garderas une place pour l'autre naine.
Ludivine, déjà explosée, se retrouva à frapper la rambarde du pont des poings, pliée en deux, quand elle imagina la couleur des poils de Zoro. Entre deux gloussements, elle demanda :
-Hé ! Marimo *haha*, baisse ton froc, *putain, trop drôle, hi hi*, qu'on voit si tes cheveux, c'est de la coloration *hahaha* ou si c'est du 100% marimo pur.
-Faite la taire. S'il vous plait, souffla t-il d'un air las, très las.
Artémis haussa un de ses minuscules sourcils, et eut un rictus :
-Des prostituées, voyez vous cela...
-Oh, toi non plus, tu ne vas pas t'y mettre, merde !
Luffy s'interposa :
-Il y a quelque chose de plus important...
-Mmh ?
-J'AI FAIM !
*
-Conclusion à la remarque existentielle de Luffy, qui traduit notre état de penser actuel –c'est dire notre niveau mental-, il nous faut un endroit où chopper un cuisinier et se ravitailler.
-Mais où, en pleine mer, raconte moi un peu ?! Remarqua Ussop.
-Euh, si ça peut vous aider...
-Non, mais merci beaucoup, le coupa Ludivine.
-On s'excuse pour elle, soupira Nami, dis, vas-y.
-Un bateau, « La Baratie ». Un navire restaurent. Il ne vogue pas loin d'ici. Ca devrait vous intéresser.
-Navire...Restaurent ?bava Luffy. Nami, cap dessus.
-Fallait s'en douter. Johnny, donne moi le cap.
-Vraiment, un navire restaurent. Ils inventent n'importe n'awak ici. Bateau orphelinat, restaurent. Dans les Caraïbes, au moins, les bateaux servent de bateau, merde, marmonna Ludivine, mettant son désinfectant à l'alcool habituel sur son « P » d'une main, buvant à la bouteille un rhum ambré.
Yusakû tilta enfin, bredouillant désespérément :
-Night Wish...Ludivine Aniki...Caraïbes...AAAAH!!
Elle lui jeta un regard de la mort qui tue, ses sourcils en ailes d'oiseau se rejoignant tellement que le volatile se rassembla, ses yeux se plissant :
-As tu peur, jeune chasseur de pirate, d'avoir devant toi la pire menace des Caraïbes, Seigneur Pirate et pire ennemie de La Compagnie des Indes Anglaises ? Aurais tu peur qu'elle s'approche de toi si furtivement, et que, froide comme elle est, te transperce le c½ur grâce à son épée de la mort, Za'jwk ou à son Jô « Doloroso » ? Que la dernière chose que tu vois de cette vie soit ses yeux bleue Caraïbes, et un sourire sadique sur les lèvres de cette jeune femme ?
Yusakû s'évanouit, l'écume aux lèvres.
-C'était très drôle, non ?
Artémis soupira :
-Non, pas tellement. Ce qui est drôle c'est ton arrogance...
-Et que cette tirade t'a fait dire le nom de tes armes, que tu as toujours désiré nous cacher. Za'jwk et Doloroso. Bien, bien...sourit méchamment Zoro.
-Tu vas faire des recherches dessus ? demanda Luffy.
-Ouais, pour voir à qui elle les a volée et...
Avant qu'il ne finisse sa phrase, Ludivine lui avait enserré le cou de ses deux mains, et commençait à le serrer, petit à petit. Zoro ne cilla pas, fier, et lui jeta un regard meurtrier. La seigneur pirate lui cracha méchamment :
-Mon passé ne regarde que moi, n'essaye jamais de fouiller plus loin que ce que j'accepte de vous dire, sinon, je te tuerais sans aucune pitié. Je n'ai pas volé ces armes.
Elle desserra son étreinte. Artémis remarqua que Zoro avait les marques rouges et que la pirate n'avait pas eu peur de lui planter ses griffes dans la peau.
Mais Zoro, se massant le cou, riposta :
-Une si belle épée à lame droite n'est pas les épées habituelles des pirates, ce sont celle des hauts gradés de la marine ! Tu l'as volé à un amiral, commodore ou lieutenant !
Ludivine essaya avec rage de le frapper mais il esquiva. Elle avait eu un tic nerveux à l'annonce de ces trois titres.
Amiral. Commodore. Lieutenant.
Personne ici ne doutait qu'elle eut déjà affaire à un d'eux.
-Je n'ai pas volé mes armes, conclut-elle, avant de reprendre sa beuverie de rhum habituelle.
*
*
Quelques heures plus tard
-En faites, tu avais disparu ici, Luffy !rigola Ussop.
-Oï, garçon Bakaffy ! Un verre !
-Oui, Luffy, je veux bien aussi, compléta Nami.
-Héhé... T'a pas l'air pédé avec ton tablier, déjà !ricana Zoro.
Luffy, ne les écoutant pas, demanda :
-Et Arty ?
-Toilettes...
Un jeune fumeur au cheveux blond or, un sourcil en vrille, arriva, les yeux en c½ur.
-Mesdemoiselles, votre venue illumine ma journée ! Vos cheveux roux m'ont tout simplement ébloui et m'ont obligé à vous offrir cette salade de fruit. Et vous !
Il se déplaça, jambes flageolantes, vers Ludivine.
-Votre chevelure de jais, vos yeux si bleu, je me noie dedans, laissez moi vous offrir ce dessert et...
-Ecoute, sweet heart, si tu veux être chou, tu n'as qu'à m'emmener un verre de Bloody Mary, Okay ? Ou du rhum de qualité, comme tu veux, honey !
-De suite, Ma tendre et chère !
Entre temps, Artémis revint s'asseoir. Le blond revint, et ne le vit pas de suite, étant donné qu'il était caché par un pilier. Mais la tête d'Arty fut significative. Ses yeux s'agrandirent, et sa bouche s'ouvrit. Il prononça doucement :
-Il lui ressemble tant !
Derrière le cuistot, le chef du restaurent arriva au fond de la salle.
-Lui aussi...
-Arty ? Tu racontes quoi ?demanda Zoro.
-Ah, rien...
Le blond le remarqua, et lui prit la main pour la baiser :
- Mon amie ! Vous êtes d'une beauté ! Chinoise, mystérieuse comme le Chuang ! Vos yeux m'ont ensorcelés, je me nomme Sanji et je suis votre humble serviteur. Demandez moi ce que vous voulez...
-Okay, alors déjà, prend moi pour ce que je suis, donc...Un homme.
*Dix tonnes de désespoir tombèrent sur la tête de Sanji*
« Je sais même pas différencier un mec d'une fille ? Nan, impossible...C'est une femme !!! Nan ? Si ? Nan ?*
Zoro explosa de rire :
-T'es sérieusement trop féminin, Arty ! Tu vois où ça mène d'avoir une gueule d'ange !
-Tais toi donc...
Vexé, Arty se leva et décida d'aller prendre une douche sur le bateau.
Sous les excuses faussement sincères de ces compagnons, il prit congé en demandant à Zoro de venir le prévenir s'il y avait du grabuge –avec Luffy, on ne sait jamais-.
Artémis sauta sur le Merry, et ne fut donc pas là, apprenant que le capitaine Creeks voulait s'emparer de la Baratie –Rien que ça...=__=''-. Il ne vit pas non plus la tête de Zoro quand on mentionna ¼il de Faucon.
Zoro comprenant que le grabuge en question dont parlait Artémis allait bientôt arriver, il s'en alla donc le quérir. Il l'appela sur le Merry, mais n'obtenant aucune réponse, se dirigea vers la salle d'eau. Il entra sans frapper, conscient de devoir croiser le corps d'un ado à poil, mais bon...Par petite fierté, Zoro pourrait encore vérifier s'il est encore le plus membré du bateau.
La porte ouverte, Zoro sut que ce qu'il manquait pour qu'il accorde sa confiance à Artémis, c'était qu'il lui avait caché quelque chose. Et Zoro venait de comprendre le quelque chose en question.
Il n'y avait pas plus d'un homme dans cette pièce.
Artémis était donc, comme tout le monde le pensait, bien une femme.
Et qu'elle avait donc eu à leur mentir.
*
Zoro la détailla sans scrupule. Le même visage, certes, mais son corps était bien différent. Elle tenait à la main un bandage qu'elle venait d'enlever de sa poitrine, pour la masquer. Ses seins blancs étaient encore en voie de développement... La ligne jusqu'à son nombril était adorablement rosie, elle portait une culotte de coton blanche, d'où partaient deux jambes toute rondes et fines, douces à souhait. La brûlure sur un bras que Zoro avait cru distinguer était bien présente.
Soulagé. Zoro était soulagé. Il ne savait pas pourquoi, mais il espérait bien qu'Artémis soit une femme. Tout le monde l'avait deviné, à part bien sûr Luffy et peut être Ussop, mais lui, Zoro, ne savait pas. En temps normal, il en aurait eu rien à foutre du sexe d'un de ses nakamas. Mais là, ça l'avait torturé...Artémis était-il un de ces androgynes, ou vraiment une fille ?Et ça l'avait énervé de ne pas savoir. Pourquoi ? Parce que, merde !
La jeune femme avait violemment rougi, et avait lâché son bandage pour mettre les mains sur sa poitrine. Zoro comprit enfin, et, en faux gentleman, se retourna, pour lui balancer la tunique qui se trouvait à ses pieds.
Il attendit sans piper mot qu'elle l'enfile, puis se retourna de nouveau, toisant l'adolescente.
-Toi, tu ne dis pas un mot, le menaça t-elle, pointant son doigt vers lui.
Il répliqua quand même :
-Je savais bien que t'étais pas un androgyne normal.
Artémis fronça les sourcils, et se prit la tête dans les mains :
-Merde, merde, merde et MERDE ! TA MA DE* ! (*Putain de merde, en chinois)
-Mais encore ? Tu sais que maintenant que tu es en mode « fille », les insultes te vont beaucoup moins bien.
-Nan, mais ça va ! Ne me dictes pas ma conduite, merde ! Je ne voulais pas que ça se sache !
-Pourquoi ? Nami et Ludivine ont bien leur place sur le bateau...Pourquoi tu n'aurais pas pu ? On n'est pas un équipage normal, tu le vois bien ! On n'est pas au Caraïbes où les femmes n'ont pas leur place sur un bateau.
-On considère beaucoup moins les femmes ! Te serait tu battu contre moi, si tu avais su depuis le début que j'étais une gamine de 14 ans ?
-T'as 14 ans ? Mais c'est du trafic d'enfant qu'on fait !
Elle ouvrit les yeux avant de se rendre compte qu'elle venait de balancer aussi son véritable âge.
-Et merde...
-T'as raison, je ne me serais sûrement pas battu. Mais maintenant, on sait ce que tu vaux. Tu as ta place !
-Tu crois ?demanda t-elle, suspicieuse.
-Bah oui. Luffy ne te lâchera plus. Tu as malheureusement le don d'être musicienne, chanteuse, ninja et archère. C'est assez pour un capitaine comme lui. Allez, Arty, tu fais parti du bateau.
-Pas Arty...sourit t-elle, ce qui fit manquer au bretteur un battement de coeur.
-Hein ?
Elle prit une grande inspiration.
-Je m'appelle Niji* (*Arc en ciel).
-Niji ?
-Niji.
-Et bien, tu fais un drôle d'arc en ciel !
-Il faut que je voie Luffy. Pour m'expliquer.
-Bah, si tu ne lui en parles pas, il se dira juste qu'une poitrine peut pousser en une demi heure. Ou que tu as décidé de changer de sexe.
-Oh, tu exagères, rigola t-elle nerveusement avant de reprendre, sérieuse, si en faite, tu as raison, il va penser ça !
-Ouais...
Zoro la matait carrément, sans vergogne. Elle était sacrément mignonne, avec sa peau blanche, ses yeux en amandes, ses pupilles blanches, ses antennes sur la tête, les oreilles pointues...
-Sacré nom de bordel de bon sang de...pensa t-il. Ce n'est absolument pas normal –et permit- que je la trouve attirante comme ça. Elle a 5 ans de moins de moi ! Ca doit carrément être puni par la loi, de mater une mineure.
Niji avait enfilé son short et ses mules. Elle replaçait son bandage autour de sa brûlure sur le bras droit, et sa protection en cuir sur le bras gauche.
Zoro, pour dissiper son malaise, demanda, tout en sachant qu'elle n'aurait sûrement pas la réponse vu son amnésie :
-Ta brûlure, c'est d'où ?
-Mon beau père, répondit-elle du tact au tact, avant de crier, d'une voix stridente, AAAAH !! Je m'en souviens !!!
-De tout ?
-Nan, ça me revient petit à petit. Par Flash...Oh, je me souviens...Mon père, mon village...
Elle eut un grand sourire, et prit la main de Zoro, pour l'entraîner à travers le navire.
-Allez, il faut que je parle à Luffy !
Tout au long du chemin, Niji perdit son sourire. Zoro le remarqua fort bien. Petit à petit. Arrivé sur la Baratie, elle était au bord des larmes. Quel était donc son si terrible passé ?





Niji

JA NE

Dessin et Texte de Niji

Merci à Lina pour ses commentaires...On peut en savoir plus sur toi ? Si tu veux nos adresses msn, ou si tu as un blog, hésite pas !

# Posté le samedi 26 avril 2008 15:46

Modifié le samedi 26 juillet 2008 11:48

[ Chapitre 9 ] ~Kaizoku Chronicles~ Les gens peuvent-ils changer, Zoro ?

[ Chapitre 9 ] ~Kaizoku Chronicles~ Les gens peuvent-ils changer, Zoro ?
Zoro l'avait bien remarqué. Ce changement si brusque dans l'expression de Niji à mesure que ses souvenirs ressurgissaient en elle. Elle avait été prise d'un sentiment de douleur, puis de peur, et d'une frayeur dont il ignorait le pourquoi du comment. Arrivés sur le pont, elle s'arrêta et après avoir hésité une longue minute demanda d'une petite voix à Zoro :
-Penses-tu que les gens peuvent changer ?
Zoro réfléchit bien au pour et contre de cette question, puis haussa les épaules en marmonnant :
-Je ne sais pas trop, je dois t'avouer. Peut être que des gens veulent vraiment changer mais leur « eux » profond doit tout de même rester enfoui quelque part en eux.
La réponse ne satisfit pas Niji, de toute évidence, qui se mordit les lèvres avant de repasser sur la Baratie d'un saut souple, comme un félin.
Les choses s'étaient calmées, et l'homme du capitaine Creeks s'en était allé, après que Sanji lui ai donné à manger. Et bien sûr, par ce geste, Sanji devint le nouveau futur coq du Going Merry.
Quand Zoro et Niji débarquèrent dans la salle, les réactions à sa « métamorphose »...Bon, okay, le seul changement est qu'on remarquait maintenant sa poitrine encore menue et ses cheveux étaient coiffés...
Ludivine eut un sourire entendu et murmura en français « je le savais ». Nami, qui la regarda maintenant totalement comme une femme eut un petit accès de jalousie. Après tout, son air étranger lui donnait, comme à Ludivine, un air exotique. La Chine, la France...Des contrées qu'elle ne peut atteindre, pour elle, japonaise...
Sanji retrouva à la vitesse de l'éclair son mode Melloline et alla se prosterner devant Niji, sa « beauté des rivières profondes de Chine ». Ussop ouvrit grand les yeux, puis se ravisa et prit un air sûr de lui en se pavanant « Je le savais...Je l'avais senti dès la première minute ! ». Luffy tourna la tête sur la gauche puis sur la droite et demanda :
-Arty...
-Niji, le coupa Niji.
-Il y a un arc en ciel ? s'exclama t'il en bousculant toute les tables et tout les repas pour aller voir à la fenêtre.
-Euh, nan, Luffy, dit Zoro en le rattrapant pas le col. Artemis s'appelle Niji.
-T'as changé de nom ? Je peux changer de nom aussi ? Je m'appelle Lucci dorénavant !
-Nan, tu peux pas, soupira Nami. Et pourquoi Lucci ?
-C'est presque pareil que Luffy mais pas pareil quand même !
Grand sourire abruti... Et gros soupir de tout le monde...
-Bon alors, maintenant, Artemis c'est Niji ?demanda t-il.
-c'est ça, Luffy, répondit l'intéressée.
-Et pourquoi tu t'es déguisée en fille ?
Sanji s'indigna :
-Mais tu n'as pas remarqué l'éclat dans ses yeux, la beauté de son visage, sa silhouette de déesse grecque, ou plutôt chinoise !! C'est une femme, abruti, une femme !!!
Et repartit pour un tour de Melloline, ce qui énerva fortement Zoro, sans savoir vraiment pourquoi.
-T'es une fille, Arty-Niji ?
-Oui.
-Ah...t'as changé de garçon en fille pendant ta douche ?
-Non, expliqua patiemment Niji, j'ai toujours été une fille.
-Ah mince alors...
-Pourquoi mince ?demanda la jeune archère en se creusant la tête pour deviner la raison du mince...
« Il est déçu parce qu'une femme est plus faible ? Il voulait un meilleur archer et non une meilleure archère ? Il a des tendances homosexuelles et des vues sur mon moi Artemis ? Oo »
-On aura une personne de moins dans la chambre des garçons et donc, une personne de moins pour les batailles d'oreillers...
« Ok, j'avais oublié, pas besoin de chercher loin avec Luffy... »
-Pourquoi nous as-tu caché ça ?demanda Ussop. Tu sais que sur notre navire, les femmes ont le même statut que les hommes.
-C'est quand même cette raison, dit fièrement Zoro, content de savoir quelque chose de plus que les autres sur la ninja.
Niji se tortilla puis avoua :
-Mouiii, en faite, la raison principale est...*Ignorant Zoro qui s'indignait qu'elle lui ai menti*...Que j'ai toujours voulue être un garçon et de ce fait, j'ai plus ou moins été élevé comme un homme.
-Plus ou moins ?
-Disons pour faire court que je n'ai jamais porté robe et jupe, que j'ai passé mon temps à m'entraîner, à me battre et à travailler avec mon grand frère au...
Elle se coupa pour fixer Sanji d'un coup. Elle le dévisagea, à son grand plaisir.
-Oh ! Serais-je ton grand frère spirituel, Niji-chan ?
-Euh non...
« Mais tu lui ressembles tant...Il est le portrait craché d'Artemis ! »
-Te battre ? Où te battais tu ? Quel est ton passé en faite ?
Niji réfléchit une seconde puis son regard s'assombrit à nouveau. Dans ce court instant, quelques secondes seulement, on aurait dit une toute autre personne. Une personne capable de tuer...Comme ça ! Mais elle redevint normale l'instant d'après en répondant :
-Je vous le raconterais en petite bride...Il y a certaines choses que je veux...Disons...Il me faudra du temps pour les accepter à nouveau...
« Et il y a certaine choses que vous ignorerez toute votre vie...Il ne faut pas que vous l'appreniez. J'ai peur de vous blesser, ou pire...De redevenir comme pendant cette année. Cette année 1522. »
-Prends ton temps, Niji.
Cette voix l'avait réveillé de ses pensées. Cette voix grave. Elle savait. Elle l'avait toujours su.
Cette voix.
C'était celle qu'elle cherchait.
Celle qu'elle cherchait depuis qu'elle l'avait entendue lors une séance de méditation.
La voix de la chanson. Si grave, si chaude.
La voix qu'elle chercher.
Elle leva les yeux vers Zoro et comprit instantanément...

La semaine passa tranquillement, mais dans le courant de la semaine suivante, alors que Luffy s'amusait toujours à faire l'homme à tout faire de la Baratie –casser des assiettes, s'endormir et manger-, et que Nami était seule sur le Merry, Gyn revint avec son capitaine, réclamer de la nourriture. Tout le monde dans le restaurent s'arrêta de parler à son entrée, car il semblait être une star dans ces eaux là. Niji, qui trempait avec les primes des chinois de Grand Line, n'en avait jamais entendu parler.
Il était dans un état misérable, et réclamait sa nourriture avec une telle soumission que Niji retrouva son air cruel et murmura « Pathétique »...Pendant qu'à l'autre bout de la table, Ludivine, l'observant, hocha la tête pour elle-même, en se parlant tout bas... « Schizophrène ... »
Evidemment, les hommes de la Baratie refusèrent net de lui donner de quoi se rassasier, mais Sanji sortant sa doctrine « Le travail d'un cop c'est de nourrir ceux qui ont faim » leur donna de la nourriture.
Et bien sûr, en bon pirate, Creeks décida de s'emparer du bateau, car il lui plaisait bien. Adorable et surtout, pas du tout égoïste, comme acte.
-Ma flotte a été détruite...Ce bateau sera mon nouveau galion principal !
-Et de quoi votre flotte a été détruite ?s'informa Zeff, sous le regard pesant de Niji.
Elle l'observait de cette manière depuis le début de la semaine, le transperçant de ses pupilles blanches, comme si elle voulait se prouver quelque chose.
-Un homme est apparut...Lorsque nous étions sur Grand Line. A lui seul, il a...Il a...
Sa voix s'entrecoupa et se noua de frustration et de colère :
-Détruit mes 50 navires !
-Ah oui tout de même, siffla Ludivine.
-Un homme...Un sabreur...Avec ses yeux ! Ses yeux de faucons !!
Et tout le monde tourna la tête vers Zoro qui venait d'hoqueter. Ses yeux étaient exorbités. Que lui arrivait-il ?
-Je ne vois qu'une personne qui correspond à cette description...¼il de Faucon.
-Le capitaine corsaire ?demanda Ussop, s'étranglant à moitié.
-Lui-même...je me demande ce que vous avez pu faire pour le mettre en colère...Le réveiller pendant sa sieste ?
-Il s'entendrait bien avec Zoro, glissa Luffy.
-C'est l'homme que je recherche, dit sérieusement le sabreur.
-Ah ouais ?
-Il est donc sur Grand Line ? Il ne me reste plus qu'à y aller aussi.
Sanji tira sur sa clope, et soupira :
-Vous êtes trop téméraires, mes grandes. Ca vous coûtera la vie.
-Et en quoi ça te concerne, sourcil en vrille ?grogna Zoro. Perso, mon objectif est de devenir le plus grand manieur de sabre du monde et je suis prêt à tout pour y parvenir. Rien ni personne ne pourra m'en empêcher.
- N'essaye pas d'avoir l'air classe, sale marimo. Ca ne te va pas, grogna Ludivine.
-C'est pas parce que toi, tu n'as même plus de rêve que tu dois venir m'emmerder, sale naine.
-J'ai un rêve, c'est de devenir la pire menace des Caraïbes et de Grand Line. Mais je n'ai simplement plus envie de le poursuivre pour le moment.
-Moi aussi, je serais près à tout pour devenir le seigneur des pirates !
-Moi aussi, trembla Ussop.
-Menteur, le taquina Niji. Moi aussi, mon but est la seule chose qui me fait avancer dans ma vie et je sais que pour le réaliser, j'aurais un sacrifice à faire. Mais je serais la meilleure archère.
Zeff lança un regard en biais et marmonna dans ses moustaches :
-Oui, je vois le sacrifice.
Niji hoqueta.
« Comment peut-il...Ah oui. Il suffit qu'il ai déjà vu un avis de recherche ou qu'il ai assimilé la ressemblance entre moi et...Yamiya-sama ».
Johnny et Yusakû entrèrent dans le restaurent, trempés et choqués.
-Tout le monde !! Nami...Elle a...Elle a...
*
-Elle ne fait pas les choses à moitié, se contenta de faire remarquer Ludivine.
Nami s'éloignait à bord du Merry avec tous les trésors amassés.
-Quelle peste !la maudit Zoro. Laissons la tomber !
-Non !se borna Luffy. C'est notre navigatrice. Johnny, Yusakû, on peut utiliser votre bateau pour la poursuivre ?
-Oui Aniki ! On va le préparer de suite !
Ussop monta dans le bateau à la suite des deux chasseurs de primes et demanda à Luffy, tandis que Ludivine se glissa également sur le petit bâtiment :
- Bah, tu ne viens pas ?
-J'ai encore des choses à régler ici.
-Pareil pour moi, dit Niji en jetant un regard oblique à Zeff.
-Faites attention, ça risque de-
Un éboulement, une brusque secousse. Le galion de Creeks, qui se trouvait tout près de la Baratie fut coupé en deux d'un coup sec. Les morceaux de bois se mirent à flotter sur l'eau alors que ses habitants se retrouvèrent happés avec la coque dans les fonds marins.
-C'EST LUI !!!!!! C'est ¼il de Faucon.
Zoro s'arrêta net de parler et se précipita vers la balustrade pour mieux voir. Sur un radeau de bois, un homme d'allure hispanique se tenait assis, comme un roi, calme mais plein de puissance.
-Bon sang, comment a-t-il pu coupé en deux ce navire ? C'est impossible !
-Bien sûr que si...Miwhak est...Le plus grand escrimeur du monde.
-C'est donc ça, murmura Niji.
Zoro semblait au comble de l'excitation. Il bondit sur une plate-forme en bois flottant sur la mer en face du radeau de l'escrimeur.
-Ce qui était dit est vrai, tu es très fort. Tu es l'homme que je cherche *A ce moment là, Niji et Ludivine se lancèrent un regard et explosèrent de rire en imaginant Zoro gay qui dirait ça pour flirter avec Miwhak*, j'ai prit la mer pour me mesurer à toi.
-Quel est ton but ?demanda t-il de son accent espagnol.
-Te surpasser. Battons nous !
Les coqs de la Baratie semblèrent enfin tilter.
-Trois sabres à la ceinture...C'est Zoro Roronoa !!!
-Le chasseur de pirate ?
-Jeune intrépide, reprit-il. Est-ce ta vanité ou ton ignorance qui te donne l'audace de me défier ?
-Je dirais plutôt mon ambition et la promesse que j'ai faite à quelqu'un...
Et quand Zoro, vexé de voir que Miwhak ne lui accordait la valeur...de seul un petit poignard, déboula avec son démon slash, tout le monde coupa son souffle. Son coup, un des plus puissant de son répertoire, fut tout simplement bloqué par l'arme minuscule.
Alors que le jeune homme redoublait d'effort, Miwhak planta ses yeux de faucons dans les prunelles vertes incondescentes de Zoro et lui demanda :
-Tu sembles porter un lourd fardeau. Qu'espères tu gagner en devenant plus fort, jeune freluquet ?
Johnny et Yusakû hurlèrent en même temps qu'il lui était interdit d'insulter Zoro mais Luffy, se concentrant lui-même pour ne pas craquer leur déclara que c'était le combat de Zoro. Uniquement de Zoro.
Personne ne faisait attention à Niji. Heureusement pour elle, car elle avait reprit son masque de froideur et de colère sourde. Elle fixait Miwhak comme un bouton à éclater, comme un parasite à exterminer.
Zoro essaya sa technique Tiger Slash mais... Cette fois ci, en plus de la parer, Miwhak enfonça dans son torse l'arme. Le sang rouge coula à flot sur le tee shirt blanc de Zoro. Mais il ne recula pas.
Les yeux de Niji se plissèrent encore plus. Elle fit un pas en avant mais fut aussi stoppée par la main de Luffy qui, s'en se soucier de son changement de comportement, déclara juste :
-C'est le combat de Zoro.
Il ne reculait toujours pas. Miwhak lui demanda :
-Tu veux que je te transperce le c½ur ou quoi ? Pourquoi ne te dégages-tu pas ?
-Je ne sais pas...répondit-il d'une voix rauque chargée de souffrance. J'ai l'impression que si je ne recule ne serait-ce que d'un pas...Toutes les promesses que j'ai faites jusqu'à maintenant s'effondreront d'un seul coup...Et qu'il ne me sera plus possible de rattraper le coup.
-C'est ce qu'on appelle la défaite.
-Haha. Raison de plus pour ne pas reculer.
-Même si tu perds la vie.
Il respira une grande goulée d'air et sourit, goguenard :
-Je préfère encore la mort !
Miwhak retira sa lame, et Zoro se prépara à un autre coup.
-Quel est ton nom, petit ?
-Roronoa Zoro.
-Je m'en souviendrais. Les hommes aussi braves qui toi ne courent pas les rues. En tant que valeureux homme d'épée *il dégaina son grand et magnifique Katana*tu auras l'honneur de périr de ma lame.
Tout les Mugiwara's retinrent leur souffle à part Niji qui plissa encore les yeux, de façon à ce qu'ils ne soient plus qu'une fente, ce qui lui donnait un air cruel.
L'attaque, l'ultime attaque fut d'une violence inouïe. Un sabre de Zoro fut brisé et encore beaucoup du précieux liquide écarlate gicla.
Zoro rangea le Wadô Ichimonji et présenta son corps de face, les bras écartés les habits maculés de sang.
-Recevoir le coup final dans le dos est le comble du déshonneur.
-Bien parlé !s'écria Miwhak, abaissant son Katana de façon à ce que la lame coupe le torse de Zoro en diagonale.
La scène sembla se passer au ralenti. Zoro tomba en arrière puis dans l'eau alors que tout le monde criait son prénom avec effroi.
Alors que Johnny et Yusakû allèrent se précipiter pour rattraper de la noyade leur ami, Niji plongea. Du pont de la Baratie, elle sauta à une vitesse quasi-inimaginable. Son corps n'était plus qu'une ligne, et elle s'enfonça dans l'eau froide avant que Luffy ait pu réaliser que Zoro était entrain de couler. L'eau salée lui piquait les yeux. Elle se rendit bien compte que Zoro, cause de sa musculature développée, coulait très vite. Elle porta la main à sa bouche, et en fit sortir un chakra rouge. Une bulle d'air apparut autour de son visage, et elle put respirer en paix, en utilisant sa vitesse maximale pour arriver jusqu'au bretteur. Niji attrapa le bras de Zoro. Elle n'hoqueta même pas en voyant le sang qui se diluait dans l'eau. Le précieux liquide vermeil se dissipait dans les ténèbres, laissant Zoro de moins en moins fort. Sa colère surpassait son inquiétude. Miwhak avait hérité de sa haine en blessant Zoro. Elle marmonna une technique ninja, et fut propulsée vers la surface. Son énergie était trop forte, sa propulsion se prolongea dans l'air. Elle retomba, tel un félin, sur le petit bateau où se trouvait Ussop, Johnny et Yusakû. Une jambe repliée devant sa poitrine, où la tête de Zoro reposait, ballante, une jambe tendue sur le côté, et un regard de défi et de haine. Elle arracha d'une main la bulle d'oxygène, et cria en chinois des insultes plus ignobles les unes que les autres envers le Corsaire, si ignobles qu'elles en auraient choquées Gol D. Roger en personne, tout en passant un chakra régénérant sur la profonde entraille qui barrait le torse de l'épéiste.
Niji était folle de rage, mais l'inquiétude parvenait à la faire flancher. Si Zoro ne s'en relevait pas...Mais le bretteur toussa du sang, en fronçant les sourcils, déjà si arqués. Par contre, sa respiration était vraiment trop irrégulière. Elle se pencha pour analyser son souffle. Trop froid ! Merde. Elle essaya un chakra qui déboucherait ses poumons mais rien ne se passa. Zoro devenait rouge, voir violet et n'était pas loin de l'étranglement. Niji releva ses cheveux dans sa nuque, se pencha et l'embrassa.
Enfin. Du bouche à bouche quoi. Merde, tout de suite des images comme ça ! Oh vous alors ! =)
Mais Zoro qui retrouva conscience grâce au souffle chaud qui se répandait dans sa bouche ne vit pas ça comme un geste de secours parce qu'il était probablement entrain de mourir. Il vit ça comme un baiser. Son esprit se déconnecta quelques secondes pour pouvoir apprécié l'amplitude du contact puis, ayant retrouvé une respiration normale, passa sa langue dans la bouche de l'intrus qui sursauta si fort que Ussop crut qu'elle avait eu un spasme.
Rouge pivoine, elle le frappa au visage :
-T'es malade ?
Zoro prit enfin conscience que c'était du bouche à bouche et non un baiser. Mais bon, assez fier de lui, il avait embrassé Niji !
Miwhak prit la parole :
-Une bulle d'air, une propulsion par Chakra. Sait-tu qu'être ninja hors de leur territoire est puni ?
Elle se releva et sans répondre, courut à une vitesse supersonique vers lui. Pris de cours, il encaissa le coup de poing puissant qu'elle lui colla dans l'estomac.
Elle se redressa de toute sa –petite- taille devant lui.
-Ne sous-estime pas tout le monde ! Tu es peut être plus fort qu'un escrimeur comme Zoro, mais je crains que tu ne résistes longtemps à certaines techniques ninjas !
Il essaya aussi de se redresser mais la douleur lui tiraillait l'estomac, là où elle avait frappé.
-Et sache que si Zoro n'arrive pas à te tuer un jour ou l'autre, je m'en ferais une joie certaine.
Miwhak murmura :
-C'était donc vrai...La déserteur, la résistante ninja, un prodige de 15 ans à peine.
Il continua en murmurant si bas que seul Niji l'entendit :
-La schizophrène cruelle tuant avec tant de facilité.
Elle ne releva pas.
-Et avant toute chose, reprit-il à haute voix, la fille d'un illustre homme. Le ninja, l'empereur pirate et...
-Le meilleur archer du monde, Yamiya-sama ! Compléta Niji qui d'un bond revint au chevet de Zoro. Si tu as l'occasion de le voir avant moi, dis lui que sa fille est en route pour réaliser son rêve par tous les moyens possibles et qu'il n'a qu'à bien se tenir.
-Je lui transmettrais le message.
Puis il se retourna vers Zoro et lui cria au loin :
-Ecoute moi bien Roronoa, tu es encore trop jeune pour mourir. Apprend à te connaître ! Parcours le monde ! Progresse ! Deviens plus fort ! Et dans quelques années, nous nous affronterons à nouveau. Entraîne toi avec fougue et essaye donc de me dépasser. Je t'attendrais avec impatience, Roronoa !
Niji fut un peu flatté de l'attention qu'un si puissant pirate portait à Zoro. Mais pourquoi c'était elle qui était flattée ? Oo
Zoro eut enfin un reflex, et leva droit son sabre. Réunissant ses forces, il balbutia :
-Lu...Luffy ? Tu m'entends ?
-Ouais !
-Tu as eu peur, avoue ! Tu serais bien embêté si je n'arrivais pas à devenir le plus grand manieur de sabre du monde, hein ?! Mais rassure toi ! Je te promets de ne plus jamais perdre ! Je deviendrais plus fort que n'importe qui ! Je jure de ne plus perdre un seul combat ! Ca te va, seigneur des pirates ?
-Chichichi ! C'est parfait.
Puis plus bas, Zoro ajouta :
- Toutes ces promesses sont aussi pour toi, Niji.
Niji le regarda avec étonnement, puis hocha la tête. C'était une promesse, une vraie. Une promesse permettait de faire avancer la vie, de rester en contact. De rester ensemble. Sa colère s'apaisa et elle sourit doucement à Zoro. Puis, avec l'aide de Johnny et Yusakû, elle hissa Zoro sur le bateau qui partait avec Ussop et Ludivine à la poursuite de Nami.
Avant de partir, Miwhak regarda attentivement Niji et Luffy, puis, murmurant d'un air réveur:
-Il faut qu'elle vous rencontre un jour. Vous...Ses âmes soeurs.
Puis il disparut dans un adios de fumée en laissant les deux pirates dans la plus totale incompréhension.
Niji regagna la Baratie pour observer Luffy se battre contre Creeks. Après tout, il faut bien que quelqu'un le surveille celui là, il est pire qu'un gosse !
Mais surtout, surtout, elle se retrouva à un moment près de Zeff, ayant étalée à elle seule une partie considérable de l'équipage du pirate, et l'observa encore à la dérobée, jusqu'à ce que, énervé, il lui demanda :
-Alors, que me veux-tu ?
Niji fit la moue d'avoir été découverte, puis demanda, l'air de rien :
-Sanji est votre fils ?
-Dieu m'en préserve, non !
-Il vous ressemble pourtant...Et il ressemble à votre fils également...
La remarque, glissée comme ça, eu son effet, Zeff se tourna à s'en démonter le coup vers Niji, son visage ayant perdu ses couleurs. Il balbutia :
-Mon fils ? Comment le connais-tu ? D'où tu connais Artemis ? Où est-il ?
Niji détourna les yeux. Elle avait eu raison. Zeff était bien le père d'Artemis. D'une voix timide et qui se voulait compatissante, Niji lui raconta ce qu'était advenu son fils.
Quand ils repartirent, après un combat éprouvant et un coq en plus pour le navire, Niji sut qu'elle verrait à jamais en Sanji un Artemis, un grand frère protecteur et gentil, doux et prévenant.
Et cette pensée la rassura un peu. Elle s'adossa au mur pour se reposer, en se répétant jusqu'à s'en lasser « Les gens peuvent changer, les gens peuvent changer... »


- - - - - - -

Et voilà, Niji a de nouveau l'inspiration ! J'ai des nouveaux objectifs pour mes fics, ça fait trop longtemps que je les laisse de côté...Donc :
Objectif number 1 : Des chapitres des Kaizoku quotidiens
Objectif number 2 : Finir ma fanfiction sur Harry Potter =D Si certains sont intéressé, je penserais à la publier sur un blog !

Donc, je remercie tout ceux qui suivent la fic et j'aimerais qu'ils y ramène du monde, moi chuis pas motivée quand personne commente ><

Gros Bisous

Niji

Texte et future PiX de Niji

# Posté le samedi 26 juillet 2008 11:46

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 16:13